Le principal parti de l’opposition en République démocratique du Congo, (UDPS), n’entend pas laisser quelqu’un d’autre être désigné comme candidat commun de l’opposition à la prochaine présidentielle. Sans le dire officiellement, les lieutenants de Félix Tshisekedi montent au créneau depuis plusieurs mois pour le faire savoir subtilement.

Les derniers jours ont en effet accentuer la pression sur les opposants. La semaine dernière, un “accord de coalition électorale” a été conclu sur fond de crise entre l’Union pour la Démocratie et le Progrès Social (UDPS) et six autres ténors de l’opposition. Cependant, Moïse Katumbi, Jean-Pierre Bemba et Adolphe Muzito, tous exclus de cette présidentielle, n’ont visiblement pas de préférence pour la personne de Félix Tshisekedi, jugée “peu expérimentée”.

Complot contre l’UDPS?

L’ancien vice-président, leader du Mouvement de Libération du Congo (MLC), a même réitéré que ce candidat commun devrait avoir “une expérience et un cursus” solides, de quoi doucher les ardeurs de l’UDPS. Dans la foulée, des proches de Moïse Katumbi sont montés au créneau pour savoir qu’ils ne désigneront jamais Félix Tshisekedi.  Mike Mukebayi, sulfureux journaliste congolais et proche de Katumbi, a ouvertement annoncé dans une émission diffusée sur internet que “de son vivant, Félix Tshisekedi ne sera jamais le candidat commun de l’opposition“.

Le nom de Martin Fayulu, dont l’expérience et le cursus professionnels sont solides, a été avancés par des proches de l’ancien gouverneur du Katanga. Une idée visiblement soutenue par des partisans de Jean-Pierre Bemba. De son côté, Freddy Matungulu est également monté au créneau contre l’UDPS, dénonçant un sondage donnant le fils d’Etienne Tshisekedi comme victorieux à la prochaine Présidentielle.

Suffisant pour que l’UDPS de son côté, dénonce un complot. Le parti de Félix Tshisekedi, qui s’est désolidarisé des autres coalitions notamment au sujet des machines à voter, montre de plus en plus sa volonté à aller seul à ces élections. Dans une interview diffusée sur les réseaux sociaux, Jean-Marc Kabund, Secrétaire général de l’UDPS, a clairement fait savoir que son parti aura un candidat président le 23 décembre.

Dans les coulisses, même si les  divergences persistent et que les chances de voir un candidat commun de l’opposition s’évaporent, les opposants continuent néanmoins de clamer que la désignation aura bel et bien lieu. Selon les informations de POLITICO.CD, c’est vers le 11 novembre que les ténors de l’opposition devraient se réunir pour opérer leur choix. Une rencontre déjà électrique.