Aux arrêts, Willy Mishiki dénonce une condamnation qui vise à l’empêcher de déposer sa candidature

Président de l’Union nationale des nationalistes (UNANA), Prince Willy Mishiki a été arrêté le samedi 28 juillet à Goma. Il a été condamné à neuf jours de prison ferme par le Tribunal de Grande Instance de Goma, tard dans la nuit, à l’issue d’un procès expéditif, avec une amande de 7 000$ pour coup et blessures sur une femme.

C’est un montage politique. Au départ, j’ai été harcelé chez moi à Goma par deux hommes et une femme dont l’un d’eux était armé. Je suis allé me plaindre à la police de renseignement. Et pendant que je quittais la police,  l’une des femmes s’est attaquée à moi, me rouant de coups“, explique-t-il joint au téléphone par POLITICO.CD.

Selon la police de Goma, l’ancien vice-ministre s’est plutôt attaqué à la dame, dont on ignore l’identité, ce qui a conduit à son arrestation. Pour Mishiki, cette condamnation vise à l’empêcher de déposer sa candidature à la prochaine élection où il comptait concourir comme candidat gouverneur du Nord-Kivu.  “L’affaire était banale, directement, sur intervention du Procureur général, je suis transféré au parquet et condamné pour neuf jours, alors que les dépôts des candidats prennent également fin à la même période“, affirme-t-il.

J’étais venu à la police comme victime, mais comme suis-je devenu bureau. C’est une affaire politisée. Mais je vais faire appel. Pour la première fois dans l’histoire judiciaire du Congo, on condamne quelqu’un à neuf jours de prison pour coups et blessures volontaires ou avez-vous  vu cela?” interroge-t-il.

Ancien chef rebelle et cadre de l’UDPS, Prince Willy Mishiki a été brièvement  vice-ministre à l’Énergie et ressources hydrauliques au gouvernement Badibanga.

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