La France et les Etats-Unis remettent en cause l’usage de la machine à voter devant l’ONU

La France et les Etats-Unis ont remis en question les projets congolais d’utiliser des machines à voter électroniques non testées et ont poussé les autorités à fournir l’aide dont elles avaient besoin à la mission de maintien de la paix de l’ONU, MONUSCO.

“La MONUSCO ne peut pas attendre jusqu’au dernier moment pour mettre en œuvre un plan”, a déclaré Herman Cohen cité par l’agence de presse Reuters.

Les diplomates ont également condamné l’annulation ou le report par le chef de l’Etat Congolais Joseph Kabila de la visite prévue au début du mois par le secrétaire général des Nations Unies Antonio Guterres et a refusé de voir l’ambassadeur américain aux Nations Unies, Nikki Haley, qui, selon des diplomates, avait également prévu de se rendre à Kinshasa. Les diplomates du conseil de sécurité des Etats-Unis prévoient de se rendre au Congo en octobre, ont indiqué des diplomates.

Dans une conférence de presse animée en début de semaine à Bruxelles, où il séjourne depuis sa sortie de la prison de la cour pénale internationale, l’ancien vice-président de la RDC, Jean-Pierre Bemba, a aussi de sa part fustigé l’usage sans compromis de machines à voter dans les prochaines échéances électorales.

“Si on maintient le système de vote électronique, cela ne sera pas dans l’intérêt de personne que ce soit de la majorité ou dans l’opposition qu’il y ait des contestations au lendemain des élections. Je milite pour un dialogue avec la commission électorale indépendante” a plaidé Jean-Pierre Bemba, qui a au même moment dénoncé la non-fiabilité du fichier électoral, qui comporte encore de irrégularités.

“Les électeurs fictifs, plus de 10 millions d’électeurs sans empreintes digitales, ce sont des conditions qui ne facilitent pas des élections crédibles” a déclaré le candidat naturel du mouvement pour la libération du Congo, MLC, aux élections présidentielles du 23 décembre prochain.

Fiston Mahamba

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