Dans une rencontre ce samedi avec les membres de la MP à Kingakati, à l’est de la capitale congolaise, Joseph Kabila a affirmé son intention à conduire le pays aux élections conformément au calendrier électoral publié par la CENI. “Les élections ont lieu le 23 décembre si tout se passe bien” a rassuré le chef de l’Etat.

Pour Joseph Kabila, aucun problème ne se pose quant au financement du processus électoral. Il en a profité pour appeler les membres de sa famille politique à se mobiliser et à garder confiance. “Tel que je vous vois là assis devant moi, je ne vois pas une autre famille gagner ces élections” a rajouté Kabila, qui dénonce toutefois le fait que l’opposition et la communauté internationale réclament l’audit du fichier électoral, pendant que la loi électorale ait déjà été promulguée.

Cependant, alors que le dépôt des candidatures est prévu en juin prochain, Joseph Kabila n’a eu aucun mot sur son successeur, le fameux dauphin au coeur de tous les débats depuis plusieurs mois.

En effet, arrivé à la fin de son deuxième et dernier mandat à la tête du pays depuis le 20 décembre 2016, le Président congolais ne peut plus se présenter à la prochaine présidentielle. Néanmoins, l’absence de choix clair de successeur au sein de sa famille politique pousse l’opposition congolaise à accuser le Chef de l’Etat de vouloir briguer un nouveau mandat.

La semaine dernière, la Présidence a été obligée de démentir des rumeurs relayées par des réseaux sociaux et confirmant une candidature supposée de Joseph Kabila à cette prochaine Présidentielle.  “C’est de l’intox pure et simple. Il n’en est pas question”, répond Jean Pierre Kambila, Directeur de cabinet adjoint du président Joseph Kabila, interrogé par l’Agence France Presse.