Le nouveau Baromètre sécuritaire du Kivu, une initiative lancée pour cartographier les violences exercées par les groupes armés et les forces de sécurité étatiques congolaises dans les provinces du Kivu, dans l’est de la République démocratique du Congo, a été lancé jeudi par Human Rights Watch et le Groupe d’étude sur le Congo de l’Université de New York.

Le projet conjoint rendra compte des pires violences commises dans les provinces du Nord et du Sud Kivu à l’aide de cartes, de graphiques et de rapports analytiques“, explique les deux organisations.

Selon les premiers résultats du Baromètre, de juin à novembre 2017, au moins 526 civils ont été tués dans les Kivus, au moins 1 087 personnes ont été enlevées ou kidnappées pour obtenir une rançon, et il y a eu au moins 11 incidents de viols massifs.

« Alors que les civils font l’objet d’attaques alarmantes dans l’est de la RD Congo, le Baromètre sécuritaire du Kivu fournira aux décideurs politiques, aux journalistes, aux activistes et autres personnes concernées un nouvel outil innovant permettant de mieux comprendre les violences », a déclaré Ida Sawyer, directrice pour l’Afrique centrale à Human Rights Watch. « Nous espérons que le Baromètre sera utilisé pour s’attaquer plus efficacement aux causes profondes du conflit en RD Congo, pour soutenir les communautés affectées et demander des comptes aux responsables. »

Par ailleurs, ce baromètre cartographie les zones de contrôle de 132 groupes armés dans seulement deux des 26 provinces du pays. “Cela a compliqué la tâche des décideurs s’agissant de concevoir des solutions et celle des médias s’agissant de montrer la réalité derrière les violences, selon les organisations”, note les initiateurs.