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Les dessous de l’assassinat du Colonel Elias Byinshi

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Le Colonel Elias Byinshi a été tué cette nuit dans le quartier Nguba dans la commune d’Ibanda à Bukavu (Sud-Kivu). Information confirmée par Descartes Mponge, président de la Société civile du Sud-Kivu, qui parle de représailles concernant l’affaire du massacre à Muratule (2014).

Il aurait été tué par balles « après réunion entre Banyamulenge », rapporte TOP CONGO FM.

Sonia Rolley, la correspondante de Radio France Internationale en RDC, évoque quant à elle que le Colonel Elias Byinshi avait été « convoqué par justice militaire mais aurait refusé de se présenter », citant des sources militaires. Une information que réfute le responsable de la  Société civile du Sud-Kivu.

Joint au téléphone par Politico.cd, Descartes Mponge affirme « qu’ils » n’ont eu « aucune information » relative à une convocation du Colonel Byinshi, il affirme plus tôt que ce dernier est en permission depuis deux ans dans la ville, située à plus de 120 Km d’Uvira où a lieu le procès des ADF dont faisait mention la journaliste française.

Pour lui, cet « assassinat » serait lié au massacre de Mutarule où le Colonel Byinshi était en service.

En effet, le 6 juin 2014 a eu lieu un terrible massacre dans le petit village de Mutarule, dans le Sud-Kivu, non loin de la frontière burundaise.  37 personnes ont été tuées par balles ou brûlées au cours d’une seule nuit. Selon la population locale, ni l’armée congolaise, ni la Mission des Nations unies en RDC ne sont intervenues, malgré des appels à l’aide répétés. L’organisation de protection des droits de l’homme Human Rights Watch a dénoncé, à l’époque, cette attitude dans un rapport et demandé une enquête.

Le chef de la Monusco de l’époque s’était excusé publiquement pour son inaction et les autorités congolaises avaient ouvert une enquête, transmise à la Cour militaire en mai 2015.

Un procès s’est ouvert vendredi 12 août 2016 dans cette même localité.

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Dans son intervention sur Politico.cd,  Descartes Mponge craint par ailleurs que cet « assassinat du colonel Elias » ne soit le « début d’une guerre » dans le Sud-Kivu, faisant allusions aux assassinats qui ont précédé l’offensive des hommes de Laurent Nkunda à Bukavu en 2004.

Ecouter Descartes Mponge. 

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