L’ancien homme d’affaires n’accepte toujours pas sa défaite controversée aux élections législatives de décembre 2018. Il se plaint de fraude électorale, rejette la coopération avec le nouveau président Tshisekedi et l’ancien président Kabila et souhaite que de nouvelles élections aient lieu dans six mois.

Pour son auditoire, Martin Fayulu a de nouveau souligné que le régime du président Kabila avait tout mis en œuvre pour amener son candidat au pouvoir. Lorsqu’il a échoué, il s’est substitué au président de la commission électorale indépendant de la CENI en demandant à Corneille Nangaa de falsifier le résultat.

Fayulu revendique sa victoire à l’élection présidentielle avec 62,11% des voix, selon les observateurs de la conférence des évêques congolais et des organisations de la société civile, alors que, selon les résultats de la CENI il aurait obtenu 34,83% des voix (contre 38,57% pour Félix Tshisekedi) de une différence de 686 000 voix qu’il conteste avec véhémence.

Notre deuxième option: les nouvelles élections “(Martin Fayulu)

Martin Fayulu a longtemps contesté les résultats et il a refusé jusqu’à présent de siéger au parlement. Que veut-il? Ce n’est que vers la fin de l’après-midi que le public venu prendre part à sa conférence à Bruxelles a eu une réponse. “Il est trop tard maintenant pour un recomptage”, a-t-il déclaré.

“La deuxième option est difficile mais réalisable: de nouvelles élections dans les six mois” a de nouveau suggéré Martin Fayulu, qui indique qu’il va saisir toutes les instances internationales pour réclamer la vérité des urnes.

Fiston Mahamba (@FMLarousse) | POLITICO.CD