À l’occasion du 32ème sommet de l’Union Africaine, l’opposant Congolais Martin Fayulu a écrit aux chefs d’Etats et de gouvernements de l’Afrique.

“Réunis à Addis-Abeba, le 17 janvier 2019, pour examiner la situation en RDC, les chefs d’Etats Africains ont fait un pas dans la bonne direction, en appelant les autorités congolaises à « s’abstenir de proclamer les résultats définitifs des élections du 30 décembre 2018 » en attendant la venue à Kinshasa, en toute urgence, d’une délégation de haut niveau comprenant le président de l’Union Africaine, le président de la commission de l’UA, ainsi que d’autres chefs d’Etats et de gouvernements, expressément pour dialoguer avec toutes les parties prenantes congolaises, en vue de parvenir à un consensus sur le moyen de sortir de la crise post-électorale dans le pays” rappelle Martin Fayulu dans sa lettre aux chefs d’Etats et de gouvernements de l’Afrique.

Rappelant que la commission électorale nationale indépendante, CENI et la cour constitutionnelle de la RDC ont donné de la légalité aux actuelles autorités du pays, tout en pérennisant le système de Joseph Kabila, Martin Fayulu pense que cette légalité n’a pas affecté la crise de la légitimité, qui a entraîné ” à des crises politiques récurrentes depuis l’indépendance de ce pays dont l’une des causes fondamentales est la contestation de la légitimité des institutions et de leurs animateurs” tel que stipule l’exposé de motifs de l’actuelle constitution du pays.

Dans cette optique, Martin Fayulu propose aux chefs d’Etats et de gouvernements de l’Union Africaine à agréer l’alternative à la crise politique actuelle qu’il propose: la réorganisation de nouvelles élections dans un délai de six mois.

“Autrement, les congolais ne croiront plus aux élections et ce sera une défaite pour la démocratie qui aura des répercussions au-delà de la République Démocratique du Congo” conclut le candidat de la coalition Lamuka.

Fiston Mahamba (@FMLarousse)