VIDEO FARDC: le gouvernement accuse « un certain Richard Mudoza », proche de l’opposition

Dans un communiqué parvenu à POLITICO.CD, le gouvernement congolais fait lumière sur une vidéo des présumés militaires des FARDC tirant sur des adeptes Kamwina Nsapu, armés de lances-pierres et des bâtons.  Partager :FacebookX

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Ce communiqué signé par le Porte-parole du gouvernement, le ministre Lambert Mende explique qu’il s’agit d’un « montage » réalisé par des proches d’un opposant congolais en Belgique.

« Le film introduit dans les réseaux sociaux est vraisemblablement un montage réalisé après des accrochages par des pourfendeurs du gouvernement, notamment un certain Richard Mudoza Muzembe de Shaarbeek à Bruxelles, proche des opposants congolais en Belgique« , explique ce communiqué.

Dans une interview accordée à Politico.cd samedi, Lambert Mende affirme que cette vidéo est une action des opposants congolais qui sont aux abois, faisant, sans le dire,  allusion à la situation de transitions actuelle au sein du Rassemblement depuis la disparition d’Etienne Tshisekedi. « Il y avait eu des abus à Mwanzalomba l’année dernière et les militaires auteurs des abus dont de pillages ont été arrêtés et sont en jugement à Mbuji-mayi. Qu’est-ce que ça qu’en février on vienne nous raconter une histoire de mise en scène. Cela n’a rien à avoir avec ce film« , a-t-il dit.

En effet, le communiqué du Porte-parole du gouvernement insiste sur le fait qu’il a y a bel et bien eu une « bavure » de la part des militaires, dont quelques-uns sont mêmes aux arrêts.

« En date du 21 décembre 2016, des accrochages ont eu lieu entre le patrouille de FARDC [Ndlr: Forces armées de la République démocratique du Congo] et des assaillants porteurs d’armes de guerre, de chasse et d’armes blanches qui marchaient sur Mbuji-Mayi successivement dans les villages de Mwanza Lomba, Katengayi et Katenge« , explique M. Mende dans son communiqué.

« Après 13 jours d’affrontements, les assaillants ont décroché et pris la fuite, après que 13 d’entre eux dont deux femmes aient trouvé la mort. Trois armes à feu et plusieurs armes blanches ont pu être récupérées par les forces loyalistes« , poursuit le communiqué.

« De fait, tous les excès et abus signalés dans le chef des éléments des FARDC au cours de cette opération qui a permis de sauvegarder l’ordre public et la sécurité de la ville de Mbuji-Mayi, une agglomération de plus d’un million d’habitants, avaient été pris en charge conformément au Code pénal militaire dès la fin de cette opération l’année dernière. Un officier commandant du Peloton et un Sous-officier arrêtés par leurs chefs hiérarchiques en répondent d’ores et déjà devant la justice militaire. Cette dénonciation par les réseaux sociaux accompagnée d’une mise en scène macabre de très mauvais goût qui sonne comme une apologie du terrorisme s’avère dès lors tardive, inutile et malveillante« , conclu le communiqué.

Une vidéo de près de sept minutes a été diffusée vendredi soir sur les réseaux sociaux où on y voit des militaires congolais abattant à bout portant des présumés adeptes Kamwani Nsapu, à peine armés de lance-pierres et de bâtons, créant une forte indignation.