Les hommes en uniforme du Camp Saïo de Bukavu ont été sensibilisés sur la Maladie à Virus Ebola, par une équipe de la riposte contre Ebola, ce vendredi 13 septembre 2019.

L’équipe était composée de l’Unicef, de l’OMS et de la brigade de la Monusco Sud-Kivu. Cette séance s’est tenue au cours de la parade matinale de ce vendredi.
Cette activité entre dans le cadre d’outiller, de sensibiliser les éléments des FARDC pour s’approprier la riposte contre Ebola et sensibiliser d’autres membres des communautés, à respecter les règles d’hygiène, afin de limiter la propagation de cette maladie.

La séance de ce jour était axée sur les manifestations de cette maladie meurtrière, qui a déjà enregistré plus de 3 000 cas confirmés, plus de 1 900 décès confirmés et plus de 900 guéris depuis que le ministère de la santé l’a déclaré à Mangina, et Béni, dans la province du Nord-Kivu.

Une année après, fait savoir Madame Astrid Nsuka, Chargée de Communication pour le développement à l’Unicef, l’épidémie reste une urgence et un problème de santé publique. Depuis que la MVE a été déclarée à CHOWE dans le territoire de Mwenga au Sud-Kivu, Astrid Nsuka fait savoir que 6 cas ont déjà été enregistrés au Sud-Kivu, parmi lesquels 3 décès, 2 guéris et un malade, qui est prise en charge au CTE de Chowe.

Elle ajoute que les forces armées de la RDC ont un rôle à jouer dans la riposte et sont appelés à alerter tout cas suspect aux équipes de riposte.

La chargée de communication a, par la suite martelé sur le respect des règles d’hygiène après tout contact, soit en se lavant correctement les mains avec du savon ou alors avec de l’eau chlorée.

Au cours de cette même séance de briefing, le numéro vert a été livré à tous les policiers pour alerter tout cas suspect présentant les symptômes de la MVE. Ce numéro étant le 081 108 77 77 est ouvert 24heures sur 24.

Rappelons qu’au début de la semaine, cette même équipe était au commissariat provincial de la police du Sud-Kivu, où elle a sensibilisé plus de 1 000 policiers.

A cette occasion, le commissaire provincial, le Général Louis Second Karawa avait déclaré que dans ce travail, c’est la sécurité publique qui prime.

Pour lui, la victoire sur Ebola en dépend et « nous veillons à ça. Nous voulons que tout le monde s’approprie cette démarche pour stopper cette maladie » ; avait-il déclaré.

Il avait également émis le vœu de voir les séances de sensibilisation se poursuivre auprès des membres de familles des policiers, dans leurs camps.

Thierry M. RUKATA/Politico.cd

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