Une information judiciaire a été ouverte contre le vice-Premier ministre et ministre des Affaires étrangères et de la Défense (MR), Didier Reynders, rapportent pour corruption et blanchiment d’argent rapportent ce samedi 14 septembre L’Echo et De Tijd.

Selon les informations à notre possession, un ex-agent de la Sûreté de l’État s’est rendu en avril dernier à la police judiciaire fédérale pour lui communiquer une série d’allégations de corruption et de blanchiment à l’encontre du vice-Premier ministre et ministre des Affaires étrangères et de la Défense (MR).

Dans son audition, que les deux quotidiens ont pu consulter, l’ex-agent de la Sûreté de l’État pointe une série de marchés publics et d’achats de l’État, tels que la construction de l’ambassade belge à Kinshasa, pour lesquels des pots-de-vin ont été versés, selon lui.

Entre autres griefs, il cite également parmi les corrupteurs, des marchands d’armes et un candidat à l’élection présidentielle congolaise.

Selon cet agent de sûreté, Reynders et son homme de confiance ont utilisées des méthodes frauduleuses pour recevoir de l’argent et le blanchir.

Parmi ces méthodes, il cite notamment la vente à des prix surfaits d’œuvres d’art et d’antiquités sans grande valeur.

Il y a aussi des transactions immobilières suspectes et l’utilisation de sociétés-écrans sont également citées.

Au terme de l’enquête préliminaire, le parquet devra décider si les indices contre Reynders sont suffisants et si le dossier doit être transmis ou non au parquet général de Bruxelles, compte tenu de la qualité de ministre de Reynders.

Des accusations que réfutent son porte-parole, John Hendrickx qui y voit un montage pour salir l’image de Didier Reynders.

« Il s’agit sans doute à nouveau d’un montage émanant du même homme malveillant qui tente sans cesse de nuire », a réagi John Hendrickx, son porte-parole.

Il sied de noter que
Didier Reynders est actuellement candidat au poste de commissaire européen à la Justice.

Thierry Mfundu