Le Conseil d’administration du Fonds Monétaire International (FMI) a achevé ses consultations, au titre de l’article IV, avec la République démocratique du Congo, annonce un communiqué publié sur son site internet ce mardi 3 septembre 2019.

Parmi les recommandations, le FMI appelle les autorités congolaises à s’activer dans la mise en place des mesures pour la lutter contre la corruption en RDC. “Les administrateurs ont convenu que la lutte contre la corruption et l’amélioration de la gouvernance étaient essentiels pour renforcer l’efficacité des dépenses publiques et les perspectives de croissance“, fait savoir le communiqué du FMI traduit de l’anglais par POLITICO.CD.

Pour renforcer la transparence et la responsabilisation dans la gestion des ressources naturelles, les Adminsitrateurs du FMI ont également appelé à la “mise en adjudication publique des actifs miniers, à la publication de tous les contrats miniers, à la divulgation de la propriété réelle des contractants et à la publication des états financiers vérifiés des entreprises d’État

Le FMI a rénoué avec la RDC pour la première fois depuis 2015. Le réchauffement a été rendu possible grâce à la rencontre du président Félix Tshisekedi et Christine Lagarde, présidente du FMI, à Washington en mars dernier. Après quinze jours de mission en RDC, une équipe du FMI a rendu le 5 juin son rapport sur la situation du pays, dans lequel elle préconise des ajustements de politiques économiques et financières.

Dirigée par Mauricio Villafuerte, cette mission souligne que « la stabilité macroéconomique [de la RDC] a continué à se consolider en 2018 grâce aux politiques macroéconomiques prudentes mises en place depuis mi-2017 ». Selon son rapport, « la croissance des activités non minières devrait plus que doubler en 2019 », en raison de la hausse des investissements publics et de l’optimisme post-électoral.

Mais la RDC attendait toujours le rapport final du FMI pour savoir si elle peut bénéficier de ses programmes. A ce sujet justement, les administrateurs du FMI ont exhorté les autorités à accélérer l’adoption de la loi anti-corruption et de la loi portant création d’une commission anti-corruption indépendante. “Ils ont accueilli avec satisfaction la demande des autorités concernant une mission du Fonds chargée de procéder à une évaluation de la gouvernance. Les administrateurs ont souligné le besoin urgent d’améliorer le climat des affaires pour attirer les investissements privés et promouvoir une croissance inclusive. Les priorités comprennent la réduction des formalités administratives, la simplification du système fiscal et la réforme du système judiciaire“, note le communiqué du FMI.

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  1. Merci pour la synthèse relative à la promesse de Christine la garde à son excellence le président tshisekedi. Les recommandations du fond monétaire international sont pertinents du faire de l’opacité dans le secteur minier et d’ autre secteur notamment nos régies financières ainsi la non fiabilité de notre admnistration. C’est Pour cela lors de l’audition de son excellence le premier ministre au parlement ,la mise en place d’une juridiction spécialisé en matière de corruption ont été envisagée par ce programme synthèse du gouvernement. Je trouve les recommandations formulées par le fmi sont très important pour un nouveau Congo dont fatshi veut instauré ensemble avec les institutions et la population congolaise. Nous demandons plus la volonté.

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