Dans une correspondance du cabinet de la présidence de la république datant du 24 août 2019, dont une copie est parvenue à Politico.cd, le Directeur de cabinet du Chef de l’Etat, Vital Kamerhe enjoint à l’Inspection Générale des Finances de mettre fin à toutes ses missions de contrôle de la gestion des finances publiques.

La décision du Directeur de cabinet du Chef de l’État a été signifiée au Ministre des Finances et transmis copie pour information à l’Inspecteur Général des finances.

Il s’agit de la réponse un peu lapidaire du Directeur de cabinet à la demande du Ministre des finances, d’une séance de travail avec le Directeur du trésor et d’ordonnancement avec l’Inspecteur Général des Finance.

« Monsieur le président de la république, Chef de l’Etat et moi-même, n’avons aucunement autorisé une quelconque mission de contrôle. L’Inspection Générale des finances étant placée sous l’autorité de la Présidence de la république, il est ainsi clair que cette fameuse mission est nulle et de nul effet.
L’Inspection générale des finances, qui me lit en copie, est enjoint d’arrêter, dès réception de la présente, cette mission
 », s’emporte Vital Kamerhe.

Il est vrai que le décret de 2003 modifiant et complétant l’ordonnance-loi du 17 septembre 1987, portant création de l’Inspection Générale des Finances place cette institution sous l’autorité du Président de la République.

Lors d’une première mission de contrôle sur le paiement des pertes et manques à gagner des sociétés pétrolières, plusieurs personnalités ont été misent en cause pour mauvaise gestion de fonds publics effectuée en Juillet 2019 par cette institution supérieure de contrôle des finances publiques en juillet 2019, il s’est avéré clairement que plusieurs personnalités étaient impliquées dont Vital Kamerhe.

Le Directeur de cabinet du Chef de l’État était pointé du doigt par cette mission pour une affaire de la perte d’environ 15 millions USD de bonus de l’Etat.

Et ce, au terme d’une opération de remboursement de la créance de 100 millions USD par le trésor public aux sociétés pétrolières afin de les compenser à cause manque à gagner résultant du gel des prix des produits pétroliers par le Gouvernement entre 2017 à juillet 2019.

D’où ce blocage de la mission de contrôle par le Directeur de Cabinet du Président de la République laisse croire que ce dernier veut juste empêcher que des squelettes soient sortis de son placard.

Notons que sur demande de l’agence Nationale de Renseignement, ANR en sigle, l’Inspection Générale des Finances (IGF) a débuté depuis le 21 août une mission de contrôle de la gestion des comptes publics de la période comprise entre janvier 2019 jusqu’à nos jours.

Thierry Mfundu

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