Le tribunal militaire garnison de Bunia a repris depuis lundi 19 août dernier le procès des présumés auteurs des atrocités commises en territoire de Djugu. Ces atrocités portent essentiellement des massacres, des viols et incendie des maisons depuis le mois de décembre 2017 jusqu’à ce jour.

Ces audiences foraines se tiennent à la tribune officielle de la ville de Bunia en province de l’Ituri et 61 prévenus au total comparaissent sur les 75 dont les dossiers ont été instruits au début du procès en date du 20 juillet 2018.
Les 14 autres prévenus ayant depuis rendu l’âme à la prison centrale de Bunia.

Ces prévenus sont poursuivis pour plusieurs griefs notamment des crimes contre l’humanité par meurtre, par déportation, par disparition forcée des personnes, par mutilations, par torture, par viols mais aussi le terrorisme et la détention illégale d’armes de guerre,” rapporte l’auditeur militaire garnison de Bunia, le Major Vicky Lopombo.

Le prononcé de jugement pourra intervenir après 7 jours sauf imprévu selon les sources proches du president dudit tribunal.

Notons que 422 victimes identifiées par le ministère public ont témoigné à l’audience de ce lundi 20 août 2019 et par mesure de précaution, elles ont été cagoulées afin de prévenir afin de prévenir les éventuelles contre eux ou les membres de leurs familles.

Elles ont aussi été tenu en bonne distance des présumés auteurs pour qu’elles ne soient pas reconnues.

Financé au début par la MONUSCO, le procès s’est arrêté plus d’une année faute de financement jusqu’à ce que le Gouverneur Jean Bamanisa y implique l’exécutif provincial dans le financement du dit procès.

Thierry Mfundu