Comme promis, l’un des mouvements citoyens majeurs en République démocratique du Congo rend son rapport sur les premiers jours de l’arrivée de Félix Tshisekedi au pouvoir. Le document publié sur le site internet de la LUCHA (Lutte pour le Changement) est sans appel: ” LE GOUVERNEUR DONNE UN MAUVAIS SIGNAL À NOS ATTENTES !”

Dans ce premier numéro évaluant d’abord la situation dans la province du Kasaï, la LUCHA note que “La situation qui prévaut en province demeure délétère”. “Malgré quelques actions posées, le gouverneur est resté superficiel par rapport aux axes prioritaires de son plan quinquennal“, affirme-t-il.

Les 100 premiers jours sans action à impacte visible constituent un sérieux indice d’un leadership douteux , faillible et inapte dans l’exécution d’un plan de développement délimité dans le temps. L’évaluant sur ces éléments précis dont les jalons sont susceptibles d’être posés dans les temps déjà écoulés, le bilan de l’excutif provincial est nul“, explique le mouvement citoyen congolais.

La Lucha lance au gouverneur de province un ultimatum d’un mois “pour se démarquer de cette stagnation, faute de quoi nous adopterons des mécanismes légaux et très sévères pour redonner l’espoir à la population.

Au rang de suggestions, la LUCHA propose de:

  • diversifier l’économie au delà du seul secteur minier ; la chute de la miba ayant été très fatale pour la province, nous sommes persuadés une telle opprobre ne peut être évitée qu’avec la diversification des axes économiques.
  • veiller à la redynamisation et équipement de la police pour un bon encadrement des manifestations publiques et la sécurité de la population.
  • adopter une bonne politique fiscale qui encourage les investisseurs locaux et attirent ceux qui ont migré vers les provinces voisines(principalement Kinshasa et Lubumbashi) et améliorer le climat des affaires afin d’aider les investisseurs disséminés à travers le pays à placer leurs capitaux dans les investissements en province .
  • mettre en pratique sa politique agriculture priorité de priorité, dès la saison agricole incessante en privilégiant la diversification des denrées
  • allant au delà des maïs et manioc.
  • créer le mécanisme d’une gestion transparente du poste de péage de tshilamba qui évite une taxation forfaitaire et bannissant toutes formes de détournement tant décriés.
  • supprimer la dynamique maweja qui pérennise le culte de personnalité et qui consacre le clientélisme politique.
  • rénover et construire la voirie urbaine et amorcer la lutte contre les érosions.
  • mettre en place un programme d’éducation environnementale et la création d’un plan provincial pour l’environnement,
  • professionnaliser et humaniser la brigade d’assainissement de l’hôtel de ville et veiller à la création ainsi que la mise en place d’une brigade, d’un bataillon ou d’une unité de la police nationale congolaise chargée de la gestion environnementale de la province au regard de la police de proximité, du bataillon de garde, de la brigade minière, de mine-hydro et consorts.