Une vive tension a été constatée ce dimanche dans la commune urbano-rurale de Fungurume en province du Lualaba. En cause, les habitants dont les creuseurs artisanaux sont montés au créneau pour dénoncer la saisie de leurs minerais par les éléments de l’ordre.

Les affrontements entre la population et la police ont eu lieu. La circulation a été interrompue toute l’après midi sur la route nationale numéro 39 reliant la ville de Lubumbashi à celle de Kolwezi.

Chassés de la concession minière privée de Tenke Fungurume Mining (TFM), les creuseurs artisanaux ont protesté ce dimanche 18 août 2019, contre ce déguerpissement. Ils accusent également le gouvernement provincial du Lualaba de n’avoir pas ténue à sa promesse d’octroyer les zones d’exploitation artisanale.

Pour disperser les manifestants qui ont brûlé des pneus et ont barricadé la route pendant plusieurs heures avec notamment des carcasses de véhicules, les éléments de la police ont fait usage de gaz lacrymogène.

Selon les témoignages concordants parvenus à politico.cd, l’incident provoqué ce dimanche, aurait été évité, si la police nationale congolaise de Fungurume n’avait pas saisi des minerais appartenant aux creuseurs. Cette situation n’a pas enchanté les habitants, qui ont fini par descendre dans la rue.

Une délégation venue de Kolwezi conduite par le ministre provincial des mines du Lualaba Jean-Marie Tshizainga, a amorcé le dialogue avec les parties prenantes de Fungurume, en vue d’essayer de calmer le jeu et peut-être trouver une issue à l’amiable.

En juillet dernier, l’observatoire des ressources d’Afrique Australe (SARW), avait condamné la décision du gouvernement congolais de déployer les militaires de FARDC pour protéger les installations de Tenke Fungurume Mining contre l’exploitation artisanale. « Cette approche vise les symptômes sans éradiquer le problème» avait soutenu cette organisation en conseillant que d’autres méthodes soient envisagées pour
lutter contre l’envahissement des concessions minières, en lieu et place de recourir à l’armée.

✍ Adrien Ambanengo | POLITICO.CD