Même si les résultats des élections publiés par la Commission électorale nationale indépendante (CENI) “ne correspondent pas exactement à la volonté du peuple, nous reconnaissons quand même qu’il y a une forme d’alternance. Si c’est vraiment consolider, ça peut renforcer la démocratie au Congo”, affirme Monseigneur Fridolin Ambongo,

Invité de RFI, l’archevêque de Kinshasa indique que “l’intérêt supérieur du peuple veut que nous puissions soutenir l’action du président Félix Tshisekedi qui va dans la bonne direction”.

Ce revirement de l’église catholique se justifie notamment par le fait que “les premiers pas du président Félix Tshisekedi, les mesures qu’il a prises jusqu’à maintenant, vont dans la bonne direction”.

Même si, dit-il, “il y a encore des pas à faire”. Ce qui va permettre de savoir “quelles sont les marges de manœuvres du nouveau président”.

Voilà pourquoi Fridolin Ambongo demande à attendre “d’abord la nomination du Premier ministre pour voir s’il y a un changement en profondeur”.

Fayulu élu au-delà de 60%

“Il était clair que les résultats publiés par la CENI ne correspondait pas à ce que nous avons observée et pour nous, c’était un déni de vérité”, rappelle l’archevêque de Kinshasa.

Pour lui, “il est clair que Monsieur Martin Fayulu avait obtenu beaucoup de pourcentages, au-delà de 60”.

Mais, nuance-t-il, “la réalité est qu’il y a quelqu’un qui est aux affaires et nous devons composer avec lui”.