Ce lundi lors de la reprise de l’audience, le colonel Mambweni, comparaissant en tant que renseignant, ancien chargé des opérations civilo-militaires au sein de Forces Armées de la RDC a été longuement entendu par la justice militaire Congolaise en vue d’élucider les circonstances de sa rencontre avec les deux experts de l’ONU quelques jours avant leur meurtre.

Comparaissant dans ce dossier après les révélations de RFI et d’autres médias internationaux exhumant des fichiers confidentiels de l’ONU sur les enquêtes au Kasaï, le colonel Mambweni est mis en lien dans ce dossier suite à un enregistrement sonore dans lequel on l’entend affirmer qu’une décision avait été prise d’arrêter le député Clément Kanku pour ses liens avec la milice. Il affirme également que c’est le président Kabila qui a demandé qu’il ne soit pas arrêté.

Devant les juges, le colonel Mambweni a de nouveau insisté que la décision excluant l’arrestation du député Clément Kanku était un ordre donné par le président Joseph Kabila par souci “d’apaisement” fait-il remarquer.

Tués en mars 2017, cela fera deux ans maintenant que les auteurs de l’assassinat de ces deux experts de l’ONU, qui enquêtaient sur les graves crimes commis au Kasaï à la suite de la tuerie par l’armée Congolaise du chef traditionnel Kamwena Nsapu restent inconnus.

Le procès sur ce meurtre, qui avait été suspendu a été réouvert, mais le verdict traîne à tomber alors que les observateurs indépendants dénoncent l’indépendance de la justice militaire Congolaise à mener ce procès car certains membres du gouvernement de la RDC sont cités parmi les responsables ayant interférer dans l’exécution de ces deux chercheurs de l’organisation de Nations unies.