Le chef de la milice Maï Maï Sheka, Ntabo Ntaberi Sheka, fait campagne pour un siège au parlement à l'approche des élections nationales de novembre 2011, bien qu'étant l'objet d'un mandat d'arrêt de la justice congolaise pour crimes contre l'humanité, notamment pour des violences sexuelles. Walikale, Nord-Kivu, 24 novembre 2011. © 2011 AFP / Archives

Au cours de l’audience du jeudi 30 janvier dernier, l’ancien chef rebelle qui s’était rendu à la mission de l’ONU en RDC a affirmé à la cour militaire opérationnelle de Goma qu’il a reçu le soutien de quelques membres du gouvernement en appui à son mouvement rapporte la radio Okapi, un média soutenu par la mission Onusienne en RDC.

Par ces révélations, Cheka entouré de ses avocats, voulait écarter la prévention de participation à un mouvement insurrectionnel mise à sa charge.

Tout au long de sa déposition devant les juges, Cheka a soutenu que son mouvement collaborait avec quelques membres du gouvernement. Il a affirmé que chaque fois qu’il reprenait les villages jadis sous contrôle des combattants de Forces Démocratiques pour la Libération du Rwanda, FDLR, il faisait appel aux éléments de Forces Armées de la RDC, FARDC, pour les contrôler indique la même source.

En ce qui concerne ce soutien du gouvernement, Cheka affirme qu’il y avait quelques membres du gouvernement, qu’il n’a pas cités, qui appuyaient les combattants FDLR pour des fins d’exploitation minière alors que d’autres autorités apportaient leur soutien aux actions de sa rébellion, NDC.

Il a affirmé avoir reçu du gouvernement congolais une somme de vingt milles (20. 000) dollars américains et une vache à titre de gratification pour son combat contre les combattants FDLR.

Ce chef de guerre a en outre affirmé au cours de cette audience, avoir reçu plusieurs délégations dont celle de la conférence internationale sur la région de Grands-Lacs, CIRGL, à Pinga, son ancien quartier général. Ce, avant d’indiquer que son mouvement n’avait pas une nature insurrectionnelle, par contre il s’agissait d’un mouvement d’autodéfense populaire.

Ntabo Ntabereki Cheka n’a pourtant pas brandi des preuves écrites de ces affirmations au cours de cette audience.

Fiston Mahamba (@FMLarousse)