Pourquoi les Kabilistes ont peur que Félix Tshisekedi nomme un informateur

La coalition CACH du président Félix Tshisekedi et le Front Commun pour le Congo (FCC) ont un accord de principe sur la formation du futur gouvernement en République démocratique du Congo. Joseph Kabila et Félix Tshisekedi envisageaient même la formation d’une grande coalition pour les 10 prochaines années, confiait un proche de l’ancien président à POLITICO.CD.

Mais les choses semblent avoir changé depuis la prestation de serment de Félix Tshisekedi. Certes le FCC de Joseph Kabila a plus de 337 députés à l’Assemblée nationale sur les 485 (une majorité absolue), mais le nouveau président envisage de plus en plus la nomination d’un informateur, au risque de froisser ses alliés.

En effet, derrière cette bataille, d’abord la désignation du futur Premier ministre, mais aussi le partage de postes dans le futur gouvernement.  Selon la Constitution et les lois de la RDC, il faut une majorité à l’Assemblée nationale pour désigner un Premier ministre qui sera par la suite nommé par le Président de la République.

Cependant, la majorité du FCC s’avère finalement être fragile. Beaucoup au sein de la coalition pourraient ne pas suivre le mots d’ordre de la hiérarchie. Une situation qui met la puce à l’oreille du président Tshisekedi et sa formation. Ainsi avec la nomination d’un informateur, il pourrait dégager une majorité autre que celle de l’ancien pourvoir.

Par ailleurs, ayant une cinquantaine de députés, Félix Tshisekedi pourraient compter sur des nouvelles allégeances, notamment la forte colère de Modeste Bahati et sa quarantaine de députés, tout comme ceux de Moïse Katumbi ou encore de Jean-Pierre Bemba. A ce titre, le nouveau président ne serait pas loin de dégager sa propre majorité. Les prochains jours pourraient être tendus en RDC.

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