Combattant, Félix Tshisekedi doit tout faire afin d’instaurer un Etat de droits en organisant les élections locales [G. Mwanabwato]

 

Godefroid Mwanabwato Kahambo, ancien activiste du mouvement Lutte pour le changement, Lucha entre 2016 et 2017 et candidat gouverneur dans la province du Maniema en mars 2018, actuellement président national du Parti d’Union Républicaine s’est confié à POLITICO.CD pour commenter le début de la mandature du cinquième président de la République Démocratique du Congo.

POLITICO.CD : Godefroy Mwanabwato, que vous inspire l’élection de Félix Antoine Tshisekedi à la tête de la RDC?

Godefroid Mwanabwato Kahambo : Une victoire d’étape. Le processus électoral a été émaillé d’irrégularités, certes. Les résultats ont été sérieusement contestés à tort ou à raison. Mais, par-delà ces imperfections liées à l’état de babillage démocratique dans lequel se trouve encore notre pays, nous avons connu une première passation civilisée du pouvoir et en ma qualité de combattant de la démocratie ayant été en première ligne de la campagne “Bye bye Kabila” en 2016, je ne peux que m’en réjouir. Je reconnais en Félix Tshisekedi un combattant de la liberté et de la démocratie. À Makala où nous étions détenus aux côtés de Fred Bauma, Christopher Ngoyi, Héritier Kapitene, Jean-Louis Ernest Kyaviro, Jean-Claude Muyambo et les autres, Félix Tshisekedi ne passait pas deux mois sans passer nous rendre visite et nous réconforter dans la lutte. J’espère qu’il travaillera pour l’instauration d’un véritable État de droit en République Démocratique du Congo.

POLITICO.CD: Vous êtes actuellement président du parti politique PUR qui n’a participé à aucune élection jusqu’à ce stade du processus. Pourquoi ce retrait? Que comptez-vous faire pour la suite?

Godefroid Mwanabwato Kahambo : PUR est un parti d’avant-garde, un parti 2.0 destiné à conquérir le pouvoir à tous les niveaux, en ayant soin de faire émerger une génération nouvelle d’acteurs ayant expérimenté des méthodes de gestion orthodoxe de la chose publique. C’est pour cela que nous avons misé, pour les 5 prochaines années, de conquérir le pouvoir au niveau des institutions municipales et locales. Le PUR présentera des candidats conseillers municipaux, bourgmestres et maires sur toute l’étendue de la République afin d’insuffler de bas en haut des méthodes caractéristiques de la nouvelle classe politique dont le Congo de demain a besoin.

L’État de droit tant vanté par l’UDPS aujourd’hui au pouvoir, implique la légitimation de toutes les autorités à tous les niveaux.

POLITICO.CD: Êtes-vous persuadé que les élections municipales et locales vont avoir lieu?

Godefroid Mwanabwato Kahambo: Pourquoi pas? Le calendrier électoral en cours d’exécution prévoit la tenue de ces échéances. Durant deux législatures, nous avons eu des animateurs des institutions partiellement légitimes. La gouvernance de proximité, qui est la fondation de la gouvernance de l’Etat, a été laissée à la merci des individus nommés à des postes qui, conformément à notre constitution, sont électifs. Avec pour conséquence, une totale opacité dans la gouvernance des villes, communes et entités territoriales décentralisées. L’État de droit tant vanté par l’UDPS aujourd’hui au pouvoir, implique la légitimation de toutes les autorités à tous les niveaux. Nous ne pouvons pas accepter de saucissonner la légitimité.

Propos recueillis par Fiston Mahamba (@FMLarousse)

Recevoir nos publications par email

Inscrivez-vous pour recevoir les dernières publications de politique directement dans votre email.

Ne manquez pas ceci

Les mauvais calculs de Joseph Kabila

Quitter la présidence mais conserver le pouvoir à travers une majorité écrasante au Parlement et des hommes placés un peu partout au sein du système politique et militaire. Telle est l’essentielle de la stratégie du désormais ex-président Joseph Kabila. Mais l’homme qui a régné 18 ans durant à la tête de la RDC a peut-être surestimé la fidélité de l’homme politique congolais. 

Félix Tshisekedi appelé à nommer Martin Fayulu en tant que Premier ministre par souci de cohésion nationale

Candidat à l’élection présidentielle de décembre dernier, Alain-Daniel Shekomba estime que les politiciens Congolais doivent mettre en avant les intérêts de la nation que leur propre propulsion politique. Ainsi, ce candidat indépendant propose au président de la République Démocratique du Congo, Félix Tshisekedi, de nommer Martin Fayulu au poste de Premier ministre pour des raisons de cohésion nationale.

“Moïse Katumbi n’a jamais soutenu le combat de Martin Fayulu, plutôt sa candidature”: Francis Kalombo 

Le président de la plateforme Ensemble pour le changement, Moïse Katumbi ne…

La CENCO reconnaît finalement Félix Tshisekedi “comme Président de la RDC”

rDans une interview accordée à la radio allemande Deutsche Welle, le deuxième…