John, un chauffeur de taxi au centre-ville de Kinshasa craint qu’une tricherie soit en cours. “Ils ont tout coupé pour voler les élections”, dit-il. Pour lui, nul doute que le pouvoir congolais a perdu les élections du dimanche. “C’est bientôt la fin pour eux. Personne ici n’acceptera que leur Ndakala +fretin+ puisse battre Fayulu” ajoute-t-il.

Même son de cloche du côté de la coalition CACH de Félix Tshisekedi, où on affirme disposer des preuves que le candidat du pouvoir arrive en troisième position. « Par rapport aux résultats que nous sommes en train de recueillir, notre candidat se comporte très bien. Le candidat Shadary est en troisième position un peu partout, avec des faibles résultats. C’est ce qui explique cette coupure d’internet, on craint maintenant un coup de forme », affirme l’avocat Jacquemain Shabani, responsable de la Centrale électoral de CACH au téléphone de POLITICO.CD.

Mais Kinshasa n’est pas le Congo. Si la capitale est calme, à l’intérieur du pays, la situation est tendue. A Mbuji-Mayi, raconte la journaliste Sonia Rolley de la RFI, des candidats auraient perturbé les opérations de dépouillement dans certains bureaux de vote. “Un groupe dénommé « 100% » aurait fait irruption dans un centre situé à école Kalundu dans la commune Bipemba pour déchirer PV“, révèle-t-elle.

“Il y a en ce moment des terribles manipulations autour du dépouillement des résultats“, rapportent plusieurs sources. La difficulté est de prouver cela. Mais la réalité est assez plausible. Rien n’écarte une situation où des votes continuent à être produits au profit du pouvoir.