La Commission électorale nationale indépendante (CENI) annonce une conférence de presse jeudi à 15 h (heure locale) dans la capitale congolaise pour fixer l’opinion après d’intenses rumeurs de report des élections prévues le dimanche 23 décembre en RDC. Selon l’AFP, la CENI envisage un report de sept jours des élections.

L’incendie d’un entrepôt de la Céni la semaine dernière à Kinshasa a porté “un grand coup” au processus électoral, a indiqué une source – qui tient à rester anonyme – à l’agence française pour expliquer un éventuel nouveau report de ces élections déjà deux fois retardées. Cette incendie jeudi dernier avait brûlé une partie du matériel électoral destiné à la capitale, dont 80% des “machines à voter” de fabrication sud-coréenne retenues comme procédure de vote par la Céni.

Donnez 12 mois de plus à Kabila, ses « élections >> ne seront ni plus équitables, ni plus crédibles, ni plus transparentes. Et il trouvera toujours une raison de retarder son départ. Ça fait combien d’années qu’il joue à ce jeu ? En 2016 il a obtenu un an de plus : il vient d’en faire deux, et ça ne lui suffit toujours pas !” rétorque le mouvement citoyen Lutte pour le Changement (LUCHA) dans un long communiqué publié ce matin. 

La LUCHA, explique ce communiqué, considère cette éventualité comme “une insulte de trop à la patience de notre peuple, et met sévèrement en garde la CENI et la communauté internationale contre les conséquences graves d’une telle décision de sa part.” “Kabila et sa CENI ont délibérément miné le processus électoral depuis le début, et ce n’est pas avec une semaine ou même un mois de plus qu’ils vont le redresser“, accuse le document.

La LUCHA appelle les Congolaises et les Congolais, tous les leaders de l’opposition et tous les acteurs de la société civile à rejeter catégoriquement tout nouveau report, et à se soulever au cas où l’annonce était officialisée“, lance ce communiqué parvenu à POLITICO.CD.

Les manoeuvres de Kabila n’ont que trop duré ! Les Congolais ont besoin d’en finir avec son régime et de passer à autre chose une fois pour toutes. Il ne faut pas laisser plus de temps à Kabila pour positionner ses escadrons de la mort et commettre de nouvelles tueries, comme celle qui vient d’avoir lieu dans l’ex-province du Bandundu“, ajoute-t-il.