Félix Tshisekedi: un leader ne dit pas dire ça!

Les jours se suivent et ressemblent chez Félix Tshisekedi. Le leader de l’Union pour la Démocratie et le Progrès Social (UDPS), principal parti d’opposition en République démocratique du Congo, n’en finit pas de défrayer la chronique avec ses décisions et sorties politiques.

Après son retrait spectaculaire de l’accord de Genève, alors qu’il avait pourtant salué la désignation de Martin Fayulu comme candidat commun de l’opposition à la prochaine Présidentielle, promettant de faire accepter “cette décision démocratique” à son parti, le leader de l’UDPS continue dans sa série d’explications infirmes. Une célèbre vidéo tourne désormais sur les réseaux sociaux où le fils de Tshisekedi reconnaît son erreur. “Je reconnais mon erreur et je crois que même si on est leader d’un grand parti surtout comme celui que je préside, on reste quand même humain“, explique-t-il

Coup sur coup

S’enfonçant, Félix Tshisekedi dit avoir “flanché” et demande qu’il soit soutenu “par la prière”. “L’erreur étant humaine, je reconnais mon erreur. Je l’ai commise je ne sais pas pourquoi, pourtant j’étais vraiment parti jusqu’au bout pour défendre mon parti. J’ai flanché en dernière minute, le dernier jour; peut-être fatigué par toutes ces heures de discussions et de débat”, dit-il sans rire.

Mais c’est depuis longtemps que Félix Tshisekedi s’enfonce, tant à l’UDPS qu’au sein de la coalition du Rassemblement où il est également président.  En effet, à 55 ans, Tshisekedi fils, placé sur la voie de son père, accusera plusieurs égarements. Il y a notamment sa gestion du dossier des funérailles de son père, dont la dépouille est bloquée à Bruxelles depuis février dernier, qui n’a jamais été exemplaire.

Outre le fait d’avoir conditionné le rapatriement et l’enterrement d’Etienne Tshisekedi par la mise en place d’un nouveau gouvernement de transition, Félix Tshisekedi et l’UDPS iront tour à tour confirmer leur intention unilatérale d’inhumer le défunt à Kananga, au siège du parti à Kinshasa ou même à Bruxelles. 

Une longue série

Par ailleurs, en avril 2017, Félix Tshisekedi appelle à une marche, avant de quitter le pays la veille à destination supposée d’Addis Abeba. Un départ pourtant démenti par le concerné et son parti politique.  En décembre, après une série d’appels à manifester, Félix Tshisekedi évoque notamment des problèmes de “coordination”, “stratégie” ou même “de pluie” pour justifier les échecs de l’opposition, oubliant qu’il est lui-même à la tête de la coordination de la principale coalition de l’opposition.

Le 31 décembre 2018, les Catholiques initient un grand mouvement de marches à travers le pays. A Kinshasa, les leaders de l’opposition dont Félix Tshisekedi ont largement adhéré à cette initiative. Cependant, le dimanche matin, depuis l’église Notre dame de Lingwala où il se trouvait, Félix Tshisekedi a, selon les témoins “fui” la marche. Le président du Rassemblent s’est engouffré dans son 4×4, alors que ses partisans attendaient de lui qu’il descende dans la rue pour manifester avec eux.

 

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