Gabriel Kyungu, leader de la coalition Ensemble pour la région du Grand Katanga, qui était à la tête de cet énième appel à descendre dans la rue, croyait pourtant dur comme fer ce samedi matin. Vendredi, le vieil opposant avait vu sa manifestation, initialement autorisée par le Maire de la ville de Lubumbashi, être finalement interdite par le Maire adjoint. Kyungu s’est réveillé encerclé par des policiers.

Les forces de l’ordre se sont déployées à travers la ville et sur le lieu du meeting, empêchant tout rassemblement des partisans de l’opposition, rapporte des journalistes de POLITICO.CD sur place. “Je suis encerclé depuis la nuit. Je ne peux même pas sortir de chez moi, une fois de plus Kabila montre à la face du monde que ce pays est sous dictature. Ils ont eu peur de nous“, lance Gabriel Kyungu joint au téléphone par POLITICO.CD.

L’opposant Moïse Katumbi, qui fut gouverneur de l’ex-Katanga, était un des favoris à la prochaine Présidentielle jusqu’à ce que les autorités ne l’empêchent de déposer sa candidature en août dernier. L’opposition, comme M. Katumbi dénoncent alors un processus qui vise à faire gagner le candidat du pouvoir.

Kabila veut faire gagner Shadary le 23 décembre. Il met tout en oeuvre pour bloquer la volonté du peuple. Ces élections ne sont qu’une farce. Il n’y pas de transparence. Comment on peut librement faire campagne si non ne peut même pas manifester à deux mois des élections?” interroge M. Kyungu.

Plusieurs cadres de l’opposition venus soutenir le rassemblement des partisans de Katumbi ont été bloqués à leur hôtel. Des véhicules de la police ont encerclé le lieu, leur interdisant également de sortir.