A Kinshasa, François Delattre s’oppose déjà à Corneille Nangaa

 

Une importante délégation des membres du Conseil de Sécurité des Nations unies,  conduite par le représentant permanent de la France aux Nations unies, François Delattre, est arrivée vendredi à Kinshasa pour une mission officielle de trois jours en RDC. La délégation, qui comprend notamment les représentants permanents de la Bolivie, de la Chine, de la  Côte d’Ivoire, de la Guinée Equatoriale, de l’Ethiopie, de Kazakhstan, du Koweït, du Pays-Bas,  du Pérou, de la Pologne, de la Fédération du Russie, de la Suède et du Royaume uni, s’est entretenue ce vendredi avec le président de la CENI, Corneille Nangaa.

Le face-à-face de plusieurs heures aux bureaux de la CENI, dans le centre-ville de Kinshasa, n’a pas connu de véritable avancée.  “C’était une bonne réunion avec les membres du Conseil de Sécurité, qui sont venus s’imprégner et manifester la volonté des Nations-Unies d’appuyer les élections. C’était l’occasion de leur remercier pour l’appui considérable que nous continuons à avoir de l’ONU“, a certes poliment fait savoir Corneille Nangaa à l’issue de cette réunion.

Cependant, conformément à la ligne du gouvernement congolais, la CENI a rappelé à ses visiteurs la volonté de la RDC de ne pas recourir à l’aide internationale pour les prochaines élections.  “Le gouvernement a pris l’option de ne pas solliciter d’autres appuis financiers et logistiques des partenaires. Nous sommes ouverts, les discussions vont se poursuivre dans ce sens. C’était aussi l’occasion d’échanger sur l’avancement du processus“, à martelé le président de la CENI.

 

Un rappel qui n’a pas a attendu longtemps pour recevoir une réponse de la part François Delattre, chef de la délégation. « Le Conseil de sécurité doit mettre tout son poids au service de notre objectif prioritaire : des élections le 23 décembre, crédibles, transparentes, dans un climat apaisé », a-t-il lancé.

La délégation du Conseil de Sécurité qui devrait également avoir des entretiens avec quelques membres du gouvernement avant  d’être reçue par le président Joseph Kabila, arrive alors que les relations entre l’ONU et la RDC sont tendues. Kinshasa une fois de plus demandé le départ de la MONUSCO, mission de l’ONU au pays depuis plus de 20 ans; tout en bloquant l’arrivée d’un armement destiné aux troupes onusiennes en RDC.

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