Congolese opposition leader and former warlord Jean-Pierre Bemba is pictured after a news conference in Brussels, Belgium July 24, 2018. REUTERS/Francois Lenoir

Alain-André Atundu, porte-parole de la majorité,  a ouvertement remis en  en cause l’éligibilité de Jean-Pierre Bemba et pointe du doigt la condamnation de l’ex-vice-président dans une affaire de subornation de témoin. Une décision de la CPI qui le disqualifie, selon le porte-parole de la majorité.

« Le sénateur pourrait tomber sous le coup de l’article 10 de la loi électorale en ce qu’il dispose que “les personnes condamnées par un jugement irrévocable du chef de corruption sont inéligibles”. Pour certains adeptes du sénateur, au zèle non éclairé, la subornation des témoins n’est pas la corruption. Il est évident, pour tout esprit normalement constitué, que la subornation de témoins est une corruption de témoins”, a-t-il déclaré notamment sur RFI.

Juriste chevronné et ancien Procureur général de la République du temps du président Mobutu, le président du Sénat Léon Kengo s’est exprimé sur sujet qui opposent désormais le pouvoir congolais et le Mouvement de Libération du Congo (MLC). “Il est condamné pour subornation de témoin. Si les faits principaux pour lequels il est poursuit sont considérés comme non établis, la subornation de témoin est une infraction auxiliaire“, argumente-il.

En effet, Jean-Pierre Bemba a été acquitté le 8 juin dernier en appel dans le principal procès à la CPI où il a été initialement condamné à 18 ans de prison ferme pour crimes de guerre et crimes  contre l’humanité.

Léon Kengo, qui considère Bemba comme “un fils”, se réjouit de son acquittement, affirmant le croire être un candidat viable pour la prochaine Présidentielle du 23 décembre 2018. “J’ai été heureux, parce que Jean-Pierre Bemba, de part son père est un peu mon fils (…) et il a le profil que je considère apte à se présenter à l’élection Présidentielle.