Dans une conférence de presse le vendredi 27 juillet à Kinshasa, le porte-parole de la majorité, André-Alain Atundu, a déclaré que le président du mouvement de libération du Congo ( MLC) était frappé d’inéligibilité, suite à l’affaire de subornation de témoin dans laquelle il est accusé par la Cour pénale internationale.

Jean-Pierre Bemba “pourrait tomber sous le coup de l’article 10 de la loi électorale“: les personnes condamnées pour corruption sont “inéligibles“, a déclaré le porte-parole de la Majorité présidentielle (MP) Alain Atundu devant la presse. Alain Atundu souhaite que Jean-Pierre Bemba s’engage “par une déclaration solennelle” à ne pas se présenter “s’il s’avérait qu’il se trouvait dans un cas d’inéligibilité prévue par la loi électorale“.

Condamné à 18 ans de prison pour crime contre l’humanité par la Cour pénale internationale (CPI), Bemba a été acquitté en juin et remis en liberté provisoire et conditionnelle. Il a cependant  été condamné en mars 2017 dans une affaire annexe pour subornation de témoins. “Une corruption de témoins“, selon Alain Atundu. Début juillet, un procureur de la CPI a requis cinq ans de prison dans cette affaire annexe. La CPI n’a pas fixé de date pour le verdict.

Jean-Pierre Bemba, actuellement en Belgique, doit signaler à la CPI tout changement d’adresse. Sénateur en RDC, il a obtenu un passeport diplomatique des autorités congolaises. Les élections prévues le 23 décembre 2018 doivent organiser le départ du président Kabila qui ne peut plus se représenter mais n’a donné aucune indication sur un possible “dauphin“. Le dépôt des candidatures à la présidentielle court jusqu’au 8 août.