Le Congrès du MLC a accouché d’une “intronisation” ce vendredi dans l’ouest de Kinshasa. Son éternel président Jean-Pierre Bemba a été reconduit sans surprise à la tête du parti pour un mandat de 5 ans. Il a, dans la foulée, été investi à l’unanimité comme candidat du MLC à la prochaine élection présidentielle en République démocratique du Congo (RDC).

J.P Bemba était absent à ce Congrès qui s’est ouvert depuis jeudi 12 juillet. Néanmoins, il s’est adressé à ses partisans par liaison téléphonique, promettant de regagner le pays bientôt.

Je vous remercie pour votre confiance renouvelée en ma personne en tant que président national du parti pour cinq ans et en tant que candidat président de la République. Merci à tous les participants au congrès venu de l’intérieur et de l’extérieur du pays. Je reviens bientôt”, a-t-il dit sous les acclamations de ses partisans.

Parmi les résolutions de ces assises, le MLC  exige, entre autres, “des correctifs à travers des échanges techniques entre toutes les parties prenantes afin d’aboutir à une liste électorale consensuelle“. Le Congrès a dénoncé l’actuel fichier électoral  de la Commission électorale nationale indépendante (CENI).

“Au cas contraire, le parti qui est résolument engagé à participer aux élections libres, transparentes et démocratiques, doit se déterminer“, a insisté le MLC dans un document consulté par POLITICO.CD.

Par ailleurs, le parti de Jean-Pierre Bemba exige aussi le retrait de la machine à voter imposée par la Centrale électoraleI lors des prochains scrutins.

“Le MLC ne peut aller aux élections que sur base du calendrier publié par décision n°065/CENI/BUR/17 du 05 novembre 2017, plus précisément aux points 38 et 39 et 40 qui prévoient l’impression, le conditionnement, le déploiement des bulletins de vote. Le MLC exclut donc toute élection avec la machine à voter conformément aux dispositions constitutionnelles et légales“,  indique ce communiqué.