L‘interpellation le mercredi 13 juin au soir de Moïse Katumbi à l’aéroport de Zaventem à Bruxelles continuent de faire couler l’ancre en RDC. Vendredi, l’opposant congolais a pourtant publié un communiqué pour expliquer sa version des faits, affirmant qu’il aurait été intercepté parce que son passeport semi-biométrique a été annulé par les autorités de Kinshasa.

Ce mercredi 13 juin, de retour d’Israël, le Président Moise Katumbi s’apprêtait à se rendre à la cérémonie d’ouverture de la Coupe du Monde de Football à Moscou. Lors des vérifications d’usage d’entrée au Royaume de Belgique, les services aéroportuaires ont constaté que bien que disposant de visas en cours de validité, le passeport semi-biométrique du Président Moïse Katumbi avait été retiré du système“, explique-t-il dans ce communiqué parvenu à POLITICO.CD.

Après qu’ils ait pris contact avec les Affaires Etrangères et l’Office des Etrangers, le Président Moïse Katumbi s’est vu immédiatement octroyer un permis de séjour. Il convient de saluer la diligence avec laquelle les autorités du Royaume de Belgique ont trouvé solution à ce problème“, note-t-on.

Cependant, du côté de la Belgique, on donne une autre version des faits. Selon un officiel, cité par Radio France Internationale (RFI), le passeport de Moïse Katumbi est un faux. « Une des pages de ce passeport n’est pas une page authentique du passeport, donc pour ces raisons le passeport est considéré comme un faux », explique Dominique Ernould, porte-parole de l’Office des étrangers, un service du ministère belge de l’Intérieur, précisant que cette page est celle où figurent toutes les données d’identité de l’opposant congolais.

A la RFI, Katumbi dément farouchement la version de l’officiel belge.  « Comment est-ce qu’on peut ajouter une page ? C’est impossible ! Moi en tout cas je ne pourrais jamais faire ça », dit-il sur RFI.