Devant le Centre interdiocésain, non loin du palais présidentiel à Kinshasa, plusieurs banderoles étaient affichées depuis le vendredi, appelant à s’opposer à un éventuel troisième mandat du président Kabila, interdit par la Constitution. “Pas de révision constitutionnelle” pouvait-on lire sur l’un d’elles; ou encore: “Pas de 3ème mandat présidentiel“, pouvait-on lire sur une autre.

Ces banderoles, déployées également dans plusieurs coins de la capitale, ont fini par énerver les autorités de la ville, dont le bourgmestre de la commune de la Gombe, qui aurait alors ordonner leurs retraits. Au siège de la CENCO ou partout ailleurs, ces affiches n’ont plus été visibles dès le samedi.

L’initiative des prêtres catholiques intervient alors des rumeurs sur une éventuelle candidature du président Kabila aux prochaines élections enflent. En effet, alors que le Président, qui a achevé son deuxième et dernier mandat le 20 décembre 2016, ne peut plus se représenter, plusieurs affiches lors des meetings des partis de la majorité annoncent sa candidature aux scrutins prévus le 23 décembre 2018.

La Présidence congolais a été obligée de démentir des rumeurs relayées par des réseaux sociaux et confirmant cette éventuelle candidature. Cependant, Stanley Mbayo Pelesa, président du MIR, membre de la Majorité Présidentielle, a fait savoir que son parti va présenter la candidature de Joseph Kabila à la présidentielle.