Le Rwanda prépare-t-il un coup d’Etat en RDC?
Louise Mushikiwabo, ministre rwandaise des Affaires étrangères, a démenti des propos des officiels congolais accusant le Rwanda de fomenter un coup d’Etat en RDC. “A l’heure qu’il est, les Congolais qui traversent la frontière qui se trompent, les rwandais qui se retrouvent de l’autre côté, pour nous, c’est des petites choses”, dit-elle dans une intervention mercredi sur la chaîne française France24.

Les relations restent tendues entre la République démocratique du Congo et le Rwanda voisin. La semaine dernière, une étrange affaire a fait surface. Selon Jeune Afrique, Brigitte Safari Misabiro, épouse d’un cadre de l’ex-groupe rebelle M23, a été arrêtée à la frontière entre les deux pays et  transférée le 11 mai à Kinshasa. Elle serait au cœur d’un « complot » de Kigali contre Joseph Kabila. « L’armée congolaise prend cette affaire très au sérieux et se prépare avec tous ses moyens à faire échec à cet énième complot» , aurait alors confié un un haut-responsable des Forces armées de la RDC (FARDC), proche du président Joseph Kabila, à Jeune Afrique.

Ce n’est pas comme ça qu’on renverse un chef d’Etat, ce n’est pas avec une bonne dame qui traverse la frontière avec des lettres de son mari et de son cousin.. non. Nous, notre lecture est que, c’est une période électorale au Congo, c’est une saison politique chargée et c’est comme ça qu’on prend les choses il ne faut pas du tout essayer de lire beaucoup plus ce qu’il y a“, répond Mme Mushikiwado.

En mars dernier, le Kivu Security Tracker (KST), un projet conjoint du Congo Research Group, basé au Centre de coopération internationale de l’Université de New York, et de Human Rights Watch, s’inquiétait à propos des incursions militaires répétées de l’armée rwandaise en RDC.

En effet, les Forces Armées de la République Démocratique du Congo (FARDC) ont arrêté deux militaires rwandais sur le sol congolais dans le cimetière principal de la ville de Goma au Nord-Kivu, non loin de l’aéroport de Goma. Les deux militaires rwandais arrêtés étaient munis de deux armes, du matériel de communication et de transmission.

Les deux militaires ont été remis par les autorités congolaises au Mécanisme conjoint de vérification des frontières, en vue de leur rapatriement dans leur pays le Rwanda. Cet incident s’ajoute à un affrontement entre FARDC et l’armée rwandaise le 23 février 2018 à Mikeno qui a fait six morts parmi les militaires congolais.

Toutefois, renseigne Kivu Security Tracker,  avant la crise du M23, la dernière rébellion rwandaise au pays,  il y avait souvent des déploiements semi-formels des Rwandan Defense Forces (RDF).  « Avec Umoja Wetu, en 2009, des centaines sont entrées brièvement pour opérer conjointement avec les FARDC. Pendant les opérations Kimia II et Amani Leo (2009-2012), des unités de l’armée rwandaise entraient informellement––en janvier 2012, par exemple, une telle unité aurait tué le Chef d’état-major des FDLR Leodomir Mugaragu », explique-t-on dans une publication consultée par POLITICO.CD.

Recevoir nos publications par email

Inscrivez-vous pour recevoir les dernières publications de politique directement dans votre email.

Ne manquez pas ceci

L’UDPS va enterrer, de force, Tshisekedi à Limete: “les travaux commencent la semaine prochaine”

En réaction au refus du gouvernement d’autoriser l’inhumation d’Étienne Tshisekedi dans une “zone urbaine habitée”, son parti annonce qu’il va passer outre cette mesure et enterrer son leader dans la commune de Limete.

La colère de l’Abbé Donatien Nshole

Tantôt en colère, tantôt désemparé, l’Abbé Donatien Nshole, Secrétaire général de la CENCO a accordé une interview à POLITICO.CD, dans laquelle il fustige la classe politique congolaise.

Voici les neuf personnes qui pouraient être sanctionnées par l’UE

Un rapport de la Mission de l’Union Européenne en République démocratique du Congo établit une liste de neuf personnes qu’elle recommande aux sanctions. 

CPI – Jean-Pierre Bemba condamné à  un an de prison et 300.000 euros d’amende

La Cour pénale internationale, CPI s’est prononcée ce mercredi 22 mars sur la peine de prison pour subornation de témoins contre l’ancien vice-président congolais Jean-Pierre Bemba, reconnu coupable d’avoir tenté d’obtenir par ce biais un acquittement dans son procès pour crimes de guerre et crimes contre l’humanité.