Democratic Republic of Congo's opposition presidential candidate Moise Katumbi is escorted by his supporters as he leaves the prosecutor's office in Lubumbashi, the capital of Katanga province of the Democratic Republic of Congo, May 11, 2016. REUTERS/Kenny Katombe

Moïse Katumbi a été accusé de fomenter une rébellion dans l’Est du pays. Accusation que rejette l’opposant en exil à Bruxelles. Pour le président-fondateur de la coalition « Ensemble pour le changement », c’est une manière de l‘écarter de la course à la présidentielle de décembre prochain.

Dans une tribune publiée mardi,  Me Jean Claude Katende, président de l’Association africaine de défense des droits de l’homme (Asadho), dénonce cette énième accusation. “Les accusations de prendre le pouvoir par les armes portées contre Monsieur Moïse KATUMBI par le régime du Président Kabila montrent que la candidature de Monsieur Moïse KATUMBI est une véritable menace contre la Majorité Présidentielle”, dit-il dans ce message consulté par POLITICO.CD.

“Après l’affaire des mercenaires, l’affaire de John TSHIBANGU, l’affaire de nationalité, tout observateur averti et sérieux ne peut jamais croire aux nouvelles accusations portées contre Monsieur Moïse KATUMBI dont le seul crime est d’avoir quitté la majorité et de s’être déclaré candidat à l’élection présidentielle prochaine. Inconcevable dans une démocratie”, ajoute-t-il.

Ce défenseur des droits de l’homme appelle à dire “non”. “J’estime en ma conscience que quand l’un de nous est victime des injustices aussi criantes, nous devrions tous nous tenir debout comme un seul homme pour dire NON, ça suffit. Nous devons nous opposer à toute prise en otage de notre jeune démocratie par un groupe de congolais dont les velléités de garder le pouvoir en violation des lois sont bien connues de tous“, appelle-t-il.