Dans un document envoyé à POLITICO.CD, la Voix des Sans Voix (VSV) une organisation de défense des  Droits de l’Homme, exprime sa vive consternation et déplore “la tentative du retrait en catimini mardi 8 mai 2018, de la morgue de l’hôpital Don Bosco à Lubumbashi, de la dépouille de Mme Véronique Balela Kadima, âgée de 41 ans, mère de six enfants, tuée à la suite de l’accident causé dimanche 6 mai 2018 vers 17 heures, par un des véhicules du cortège de Celestin Pande Kapopo, Gouverneur de la province du Haut-Katanga.

Selon l’organisation, lors de l’accident, la victime se trouvait à bord d’un mini bus qui a été violemment percuté par un des véhicules du cortège au niveau du Terminus KCA, route Musiri, commune Annexe, à Lubumbashi.

Elle a été évacuée vers l’hôpital Don Bosco où elle a succombé peu de temps après et son corps a été placé à la morgue dudit hôpital, note vsv.

La VSV relate à Politico.cd que le mardi 8 mai 2018, des éléments de la Police Nationale Congolaise (PNC) se seraient rendus à la morgue sur ordre du Gouverneur en vue de retirer la dépouille aux fins de l’enterrer, et ce, à l’insu des parents et membres de la famille de la défunte qui n’ont été ni contactés, ni approchés et moins encore prévenus par le Gouverneur de la province ou par ses services pour toutes fins utiles.

L’association signale que les parents biologiques de la victime vivant à Kinshasa ont, aussitôt informés, tenté vainement d’entrer en contact avec le Gouverneur Célestin Pande Kapopo ou son assistant Pitchi Zonde à qui ils ont envoyé un message SMS et ce, sans aucune suite jusqu’à ce jour.

Pour la VSV, la tentative du retrait de la morgue du corps de la défunte, sans accord préalable de sa famille constitue une violation grave du droit de propriété des parents biologiques à qui incombent le droit d’organiser les obsèques.

Vsv invite le gouverneur de la province du Haut-Katanga à prendre en charge tous les frais de déplacement des parents vivant à Kinshasa pour leur permettre d’assister aux  obsèques; indemniser les parents de la victime pour les préjudices subis.

Kerima