Ces rebelles ADF demandent à l’autorité municipale de la ville de Beni d’appeler certains de ses administrés qui ont contracté des dettes auprès de cette rébellion de les rembourser.

J’ai reçu des SMS et je croyais que c’était juste du chantage. Mais lorsque les messages ont continué à affluer et que les expéditeurs ont envoyé des noms, j’ai appelé ces personnes qui ont avoué avoir été en connexion avec les rebelles ADF“, a indiqué le maire de la ville.

Ce dernier qui prévient que des interpellations des personnes citées pourront subvenir pour éclairer les services de renseignements, lance un appel vibrant à ses administrés à se désolidariser des ADF.

Des personnes sont clairement citées par ces présumés ADF dans les SMS contenus dans mon téléphone. Ces rebelles appellent à une implication de ma part car leurs créanciers, habitants de mon entité, refusent de répondre à leurs appels et messages téléphoniques. Je peux ici même vous exhiber les contenus de ces SMS” a expliqué cet officiel.

Nyonyi Bwanakwawa Masumbuko appelle toute personne impliquée dans les échanges avec ces rebelles qui endeuillent la ville et le territoire de Beni à s’acquitter de leurs dûs, pour permettre un retour de la paix dans cette zone.

Plusieurs convois commerciaux ont été la cible d’attaques rebelles le week-end dernier, et les rebelles ont multiplié des attaques contre les quartiers périphériques de la ville de Beni, causant plusieurs morts et blessés.

Installés dans la région de Beni depuis les années 1990, les rebelles ougandais de Forces Démocratiques Alliées (ADF) ont développé des liens d’affaires ou par filiation avec plusieurs habitants de la région. Les spécialistes de ce mouvement rebelle islamiste indiquent que les Congolais constituent le deuxième plus grand effectif de ce nébuleux groupe armé qui a causé la mort à plus de 1500 civils depuis 2014, selon les chiffres de la société civile de Beni.