Le gouvernement de la République démocratique du Congo refuse toujours de participer à la conférence des donateurs sur la crise humanitaire qui doit se tenir le 13 avril à Genève. Dans une intervention à Jeune Afrique, le ministre congolais des Affaires étrangères va jusqu’à menacer les ONG qui accepteront de recevoir les fonds issus de cette rencontre.

Kinshasa qui affirme qu’il n’a pas été associé à l’organisation de cette conférence, rejetant spécifiquement la quote-part d’aide humanitaire qui provient de la Belgique, en conflit ouvert avec le gouvernement.

Selon Jeune Afrique, l’ancienne puissance coloniale a déjà débloqué plus de 11,6 millions de dollars sur les 18 millions promis à ce jour.  Une situation que dénonce le chef de la diplomatie congolaise. « Les ONG qui recevront cet argent ne seront pas autorisées à travailler dans notre pays », lance Léonard She Okitundu, cité par Jeune Afrique. « La Belgique a décidé de rompre de manière unilatérale sa coopération bilatérale avec nous, nous devons aller au bout de cette logique », poursuit-il.

Les relations entre Kabila et Bruxelles sont très tendues. En novembre dernier, aucun officiel du gouvernement congolais n’a daigné se déplacer pour assister à l’inauguration de la nouvelle Ambassade à Kinshasa. Des partisans du gouvernement ont en outre manifesté contre le Chef de la diplomatie belge Didier Rendyers, lui demandant de restituer la dépouille du héros congolais de la lutte pour l’indépendance, Patrice Lumumba.

En octobre, le vice-Premier ministre belge, Alexander De Croo, a laissé entendre, dans une interview au média belge néerlandophone MO.be que la République démocratique du Congo n’était “pas un État, mais un système d’enrichissement personnel

Le ministre congolais Lambert Mende, porte-parole du gouvernement a refusé de réagir aux affirmations du ministre belge. “Nous préférons ne pas réagir à des tels propos qui ne sont pas dignes du niveau de responsabilité de notre ami”