Malgré le volte-face de l’ONU, la RDC ne devrait toujours pas prendre part à la Conférence de Genève

Selon ce diplomate congolais, les “excuses présentées” par le Secrétaire général adjoint des Nations Unies aux Affaires humanitaires, Marc Lowcock, dans une lettre adressée le 3 avril au vice-Premier ministre congolais et ministre des Affaires étrangères Léonard She Okitundu, ne suffisent pas. “Non, nous n’allons toujours pas participer à cette conférence. Les excuses ne suffisent pas. Il faut aussi que le fond du problème soit traité“, répond le diplomate sous le sceau de l’anonymat.

Selon lui, l’ONU doit mettre un terme à la stigmatisation de la situation en RDC. “Il faut que nos partenaires nous garantissent que les choses seront faites dans les normes et dans le respect mutuel. On ne peut pas continuer à stigmatiser tout un peuple et s’attendre à ce qu’il ne réagisse pas” dit-il.

Après des excuses envoyées aux autorités congolaises mercredi, Mark Lowcock, Secrétaire général adjoint aux affaires humanitaires annonce hier, comme il l’avait promis à Kinshasa, la levée de la classification de la crise humanitaire en RDC.  “Depuis l’activation du L3, plus de 1,1 million de personnes ont été atteintes avec succès grâce à une assistance vitale dans les Kasaï, au Tanganyika et dans les Kivus. Les critères de référence établis le 20 octobre 2017 pour mesurer le passage à l’échelle L3 ont été largement respectés. Le statut L3 sera donc désactivé le 20 avril 2018“, explique un communiqué consulté par POLITICO.CD.

La semaine dernière, les Nations Unies ont averti que la planète était confrontée à la “pire crise humanitaire depuis la fin de la Seconde guerre mondiale”, avec un risque de malnutrition et de famine pour 20 millions d’habitants de trois pays d’Afrique et au Yémen. A la grande surprise, la République démocratique du Congo s’est retrouvée parmi dans la classification des crises humanitaires à travers le monde. L’ONU affirme ainsi que la crise en RDC est du niveau L3, la même que celle de ces pays en guerre, y compris la Syrie

Une classification que dénonce Kinshasa, qui accueille même des réfugiés des pays comme le Sud Soudan ou encore le Burundi en proie à des conflits sur son sol. Mardi 3 avril à Kinshasa, le ministre Okitundu monte au créneau. Lors d’une conférence de presse au ministère des Affaires étrangères, il divulgue une lettre adressée par le gouvernement congolais au Secrétaire général de l’ONU, António Guterres à ce sujet.

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