Le grand congrès de l’UDPS prévu du 30 au 31 mars à Kinshasa pour trouver un successeur à Étienne Tshisekedi au sein de ce parti historique de l’opposition en République démocratique du Congo est sur le point de connaître un camouflet. Le 27 mars à Kinshasa, l’autre branche de l’UDPS proche du Premier ministre Bruno Tshibala a franchi le Rubicon en attaquant le Secrétaire général Jean-Marc Kabund en justice pour avoir signé “frauduleusement” le 13 mars 2018 “un acte appelé décision convoquant le congrès de l’UDPS pour le 30 au 31 mars 2018″.

Tharcisse Loseke Nembalemba, président de l’UDPS proche de Tshibala, affirme que Jean-Marc Kabund s’est arrogé le pouvoir en convoquant ce congrès en qualité de ” président intérimaire ” avec l’intention de nuire aux intérêts de ce parti.

Kabund est de ce fait convoqué par la justice congolais dans la commune de Matete pour s’expliquer sur ce dossier. Cependant, des sources proches de ce dossier au niveau du Parquet de Matete, la Justice congolaise pourrait interdire la tenue de ce Congrès le temps de statuer sur le dossier.

C’est normal que la justice puisse chercher à s’informer davantage sans pourtant pencher pour telle ou telle partie. Donc logiquement, il faut suspendre la tenue de ce Congrès en attendant une décision finale“, explique une source sous le sceau de l’anonymat.

Du côté de Jean-Marc Kabund, on dément à quelconque report de cet événement. “Il y aura bel et bien Congrès. Personne ne peut s’opposer à ça”, confie une source.

Trois candidats devraient être dans la course pour succéder à Etienne Tshisekedi : Félix Tshisekedi, fils du défunt et actuel secrétaire général adjoint du parti, David Mukeba et Paul Tshilumbu. Selon Augustin Kabuya, porte-parole de l’UDPS, l’élection du futur candidat de l’UDPS se fera à bulletin secret.