L‘Union pour la Démocratie et le Progrès Social (UDPS), le Mouvement de Libération du Congo (MLC) et l’Union pour la Nation Congolaise (UNC) prévoient d’unir leurs forces aux prochaines élections du 23 décembre 2018, annoncent-ils lors d’une conférence de presse aujourd’hui à Kinshasa.

Dans leur déclaration finale lue par la secrétaire générale du Mouvement de Libération du Congo (MLC) Ève Bazaiba, ces 3 partis politiques affirment leur volonté “d’avancer ensemble” afin de gagner les élections du 23 décembre 2018.

Ils se sont engagés à “continuer les contacts et échanges, comme ceux commencés avec le Parti Lumumbiste Unifié, PALU, en vue de l’émergence d’un large Front Républicain et démocratique sur l’échiquier nationale et gagner ensemble les élections avenir“, a déclaré Ève Bazaiba Masudi entouré de Félix Tshisekedi et Vital Kamerhe.

Ils ont en outre rejeté la machine à voter de la CENI, dénoncé le conflit entre Lendu et Hema dans le territoire de Djungu en Ituri qui découle selon eux d’une stratégie d’instrumentalisation pour justifier le report des élections.

Vital Kamerhe, président de l’UNC et son Secrétaire général Jean-Baudouin Mayo ont rencontré mardi 13 mars à Kinshasa des responsables du Parti Lumumbiste Unifié (PALU) dont le Secrétaire permanent Gizenga Lugi et son adjoint Adolphe Muzito.

Longtemps allié au président Joseph Kabila, le PALU a annoncé la fin de sa collaboration avec la majorité au pouvoir. Une rupture confirmée par un cadre de ce parti et membre de famille du fondateur du parti Antoine Gizenga ce lundi 12 mars. “Cette alliance avec la MP était électorale mais maintenant nous sommes à la fin. Nous avons d’autres partenaires“, a déclaré Cléophas Gizenga.

Cette rencontre PALU-UNC intervenait alors que les deux partis ont séparément eu des entretiens avec le MLC de Jean Pierre Bemba, laissant entrevoir une large coalition de l’opposition.

Cependant, l’UDPS a annoncé en début de semaine son intention de créer sa propre plateforme électorale, tout en faisant savoir qu’elle présentera quoi qu’il arrive un candidat président. Une posture qui risque de compliquer les négociations avec les autres forces de cette coalition annoncée.