Martin Fayulu insiste sur la “transition sans Kabila”, mais écarte toute dissension au sein du Rassemblement

Il n’y a de polémique au sein du Rassemblement, répond le député Martin Fayulu, modérateur de la Dynamique de l’opposition et cadre du Rassemblement, qui affirme, contrairement à une autre plateforme de la principale coalition de l’opposition que la “Transition sans Kabila” est le seul moyen pour organiser des élections démocratique en RDC.

Jean-Bertrand Ewanga, secrétaire exécutif de l’Alternance pour la République, plateforme politique membre du Rassemblement soutenant la candidature de Moïse Katumbi à la présidence de la République, rejette la « Transition sans Kabila », idée pourtant soutenue par plusieurs autres compositions de la principale coalition de l’opposition en RDC. 

« Il y a eu débat autour du président du Rassemblement Félix Tshisekedi, nous avons demandé le mode opératoire, ils ne nous convainc pas, nous qui prônons la non-violence. Nous pensons que seul l’accord de la Saint-Sylvestre, notre problème c’est son application et surtout dans sa volée de décrispation politique« , explique le député Ewanga, joint au téléphone par POLITICO.CD.

“Il n’y aura pas d’élections crédibles tant que Kabila sera au pouvoir”

« Il faut aller aux élections. Le 23 décembre, si le peuple est avec nous, au moins Monsieur Kabila sera déjà parti« , ajoute-il avant d’expliquer que la question de la transition sans Kabila n’a jamais été tranchée en interne.

Martin Fayulu, également cadre de ce mouvement, rappelle qu’il y a 9 composantes au sein du Rassemblement et plusieurs d’entre-elles soutiennent cette idée de transition sans Kabila, refusant cependant d’y voir une crise. “Il s’agit d’une discussion interne au Rassemblement qui est une coalition politique et donc, qui peut avoir plusieurs divergences, mais qui seront réglées calmement”, dit-il.

On ne va pas se lancer sur des petites polémiques qui servent les intérêts de Monsieur Kabila. Pour l’instant, nous avons mis cap vers les élections. Et pour qu’il ait élections, il faut que des conditions soient remplies, notamment il faut que Monsieur Kabila parte, que les vraies mesures de décrispation soient mises en place, et que le fichier électoral soit nettoyé”, explique-t-il joint au téléphone par POLITICO.CD.

 

Pour lui, la “Transition sans Kabila” est soutenue par plusieurs structures, y compris des mouvements de la société civile. “Les mouvements citoyens ont demandé ça, le manifeste du Citoyen , signé par des mouvements citoyens à Paris demande la même chose”, dit-il.

Il est impossible d’organiser des élections crédibles et transparentes avec Monsieur Kabila au pouvoir. Moi je parle, je suis à Kinshasa, je ne peux pas tenir librement une manifestation, ni ici, ni à l’intérieur. Comment aller aux élections dans un climat pareil”, interroge-t-il?

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