Selon le média ougandais Chimpreports.com, des dizaines de chars de combats et de véhicules blindés ont été positionnés près de la frontière, se préparant à se fondre dans le relief montagneux de la République démocratique du Congo.

Le porte-parole de l’Armée, Richard Karemire, a récemment confirmé le déploiement de soldats et de matériel lourd à la frontière, affirmant que “c’est là qu’ils sont supposés être pour protéger notre souveraineté et notre intégrité territoriale“.

Il a ajouté que les chefs de l’UPDF (Ndlr: l’armée ougandaise) ont tenu une “réunion de sécurité frontalière sur la manière d’améliorer le partage de renseignements“.

Vendredi matin, des sources ont indiqué que l’UPDF avait intensifié ses opérations de contre-espionnage en utilisant une technologie sophistiquée pour identifier les camps et les postes de commandement des rebelles de l’ADF, avant les attaques prévues dans les jours ou les semaines à venir.

Des sources bien placées ont indiqué que l’Ouganda pourrait employer des assauts aériens et des parachutistes commandos dans la mission visant à déraciner ce que le président Museveni croit être le seul mouvement rebelle armé ougandais restant dans la région“, affirment nos confrères anglophones.

L’armée ougandaise a annoncé avoir lancé vendredi des attaques contre des camps des rebelles ougandais musulmans du groupe Allied Defence Forces (ADF), situés dans l’Est de la RDC.

Les ADF, accusés d’avoir tué le 7 décembre dans cette région 14 Casques bleus tanzaniens, “prévoyaient de mener des actions hostiles contre l’Ouganda”, a expliqué l’UPDF dans un communiqué. “Par mesure préventive, l’UPDF a cet après-midi conduit des attaques contre leurs camps dans l’Est de la RDC”, a ajouté l’armée ougandaise.