Si l’ONU, notamment son Secrétaire général António Guterres, et le patron d’opérations de maintien de paix, Jean Jean-Pierre Lacroix, ont énergiquement réagi à cette attaque, ils ont été rejoints par l’Union Européenne, l’Union Africaine, les Etats-Unis et même par le président tanzanien John Magufuli, qui s’est dit “choqué” et “attristé” par l’attaque qui a fait au moins 15 morts et 53 blessés, dans un communiqué publié dans la nuit de vendredi à samedi.

Le président “a reçu avec un grand choc et une profonde tristesse la nouvelle de la mort de 14 membres des Forces de défense du peuple tanzanien qui participaient à une opération de maintien de la paix en République démocratique du Congo”, a indiqué ce communiqué en swahili, cité par AFP.

“Je suis très choqué et très attristé d’apprendre la mort de nos jeunes, de braves soldats et des héros qui ont perdu leur vie dans l’accomplissement de leur mission de paix chez nos voisins de la RDC“, a insisté M. Magufuli, cité dans le communiqué.

A Kinshasa, les autorités restent silencieuses. L’armée, impliquée dans cette attaque, ayant notamment perdu deux de ses éléments, était la seule à s’exprimer aux premières heures, promettant une riposte.

« Au moment où je vous parle nous sommes en train de mutualiser nos efforts [FARDC et militaires de la MONUSCO afin de poursuivre l’ennemi. Il y aura une riposte musclée, méthodique et foudroyante conjointement avec nos frères d’armes de la MONUSCO. Nous vivons ensemble, nous mourons ensembles», affirme le capitane Mak Hazukay,  porte-parole des opérations Sokola 1.

Cette attaque est la pire subie par des Casques bleus depuis 24 ans. Le secrétaire général des Nations unies, Antonio Guterres, s’est déclaré “indigné” face à ce “crime de guerre”.

D’après les archives de l’AFP, une force onusienne n’avait pas subi une opération aussi meurtrière depuis la mort de 24 Casques bleus pakistanais à Mogadiscio le 5 juin 1993.

 

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