En avant-plan, le Chef de la Majorité Présidentielle, Aubin Minaku, et le Chef de la diplomatie congolaise actuelle, Léonard She Okitundu. PH. PASCAL MULEGWA. DR.

Les débats autour du projet de loi modifiant et complétant la loi n°06/006 du 9 mars 2006 portant organisation des élections présidentielle, législatives, provinciales, urbaines et locales, font rage à l’Assemblée nationale où la plénière qui s’est ouverte cet-après midi a vu les députés de l’opposition claquer la porte.

Cependant, si les opposants protestent ouvertement contre cette loi, au sein de la Majorité Présidentielle, les choses seraient loin d’être calmes ou acquises.  Le seuil de représentativité, au coeur de ces remous, initialement fixé à 3% pour les provinciales, ensuite ramené à 1%, n’est pourtant pas la seule raison.

A en croire plusieurs sources proches de l’opposition, les députés de la majorité qui ont été priés de voter en faveur de cette loi pourraient ne pas y aller jusqu’au bout car les promesses de “primes” n’ont pas été honorées. Un député de l’opposition annonce des sommes attendues de 2500 USD par député, qui seraient finalement revues à 1500 USD, provoquant ainsi des tensions.

L’information serait restée ondine si deux élus de la MP n’avaient pas confirmé les faits à POLITICO.CD. “Il y a des tensions oui c’est vrai. Les uns sont logiquement contre cette loi pour des raisons politiques, alors que les autres n’ont pas reçu le traitement prévu par le bureau politique“, explique cet élu qui a requis l’anonymat.

Sans donner de chiffres comme le premier, un autre confirme l’information, tout en relativisant. “Il y a toujours eu des échanges pour ce genre de situations et même dans le monde entier“, jusfifie-t-il.

Ces tensions seraient-elles suffisantes pour faire échouer le vote? “Pas du tout!“, nous répond notre premier interlocuteur. “Il y a des aspirations personnelles, mais il y a aussi l’image du Président de la République qu’il faut protéger quoi qu’il arrive“, explique-t-il.

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