« Opération Trompette de Jéricho” aujourd’hui à  23h. Le message est lancé samedi dans l’avant-midi sur le compte Twitter du mouvement citoyen “Les Congolais debout”, appelant la population à manifester sa volonté de voir le président Joseph Kabila quitter le pays le 31 décembre 2017.

Homme d’affaires congolais, marié à la fille de l’ancien dictateur angolais Dos Santos, Sindika Dokolo a appelé, dans une vidéo diffusée via son compte Twitter le 6 nombre, les Congolais à ne plus reconnaître la légitimité du président Joseph Kabila dès le 31 décembre 2017.

“Nous n’aurons plus Kabila comme président de la république à partir du 31 décembre 2017. Nous ne lui reconnaissons plus cet honneur dont il s’est montré indigne. Il a humilié notre pays, il a affaibli notre république et détruit notre démocratie. Nous refusons de lui obéir et nous appelons tous les congolais à ne plus reconnaître son autorité”, dit-il. 

Dans la foulée, le leader des Congolais debout a annoncé une série d’actions dont des concerts de sifflets et des casseroles à travers le pays.

Samedi à 23h (heure de Kinshasa), tout comme les autres jours, il n’y a pourtant pas eu de bruits de grande ampleur. “Les principaux quartiers de Kinshasa, y compris les communes de Limete ou N’djili, traditionnellement acquises à l’opposition, n’ont pas manifesté un engouement, ni des bruits systématiques. Ni ce samedi, ni le samedi passé n’ont été marqués par des tels événements“, rapporte un journaliste de POLITICO.CD.

Pour autant, M. Dokolo a semblé affirmé le contraire de cette situation. Le 7 novembre, au lendemain de son appel, il a félicité les congolais d’avoir répondu massivement au concert de casseroles. “Bravo aux participants au concert de casseroles! L’opération “trompettes de Jéricho contre la dictature” reprendra tous les samedis à 23h“, avait-il annoncé.

Il y a peut-être eu un ou deux endroits à Kinshasa ou quelques bruits ont été entendus, mais dans l’ensemble, la réaction reste mitigée, et loin de déstabiliser le régime de Kabila“, ajoute notre journaliste.

L’opposition congolaise, y compris les mouvements citoyens, ne décolèrent cependant pas contre le pouvoir du président Joseph Kabila, malgré la publication du calendrier électoral fixant les élections au 23 décembre 2018. Si cette date est saluée par la Communauté internationale, les opposants en appellent désormais à la rue pour chasser Kabila du pouvoir.