Les mouvements en question: autopsie d’une lutte

Juin 2016, les « mouvements citoyens » 5 étoiles et ­Podemos, respectivement italien et espagnol renversent les grands partis qui contrôlaient la vie politique nationale.  Le mouvement 5 étoiles remporte les élections à Rome et Turin, alors que le Podemos s’adjuge quant à lui 20,7% des voix aux législatives en Espagne et s’impose comme le grand parti du changement face à la « vieille politique ».

En France, la même année, c’est un « collectif citoyen », En marche !, qui a, dès le premier tour des élections législatives, réduit à la portion congrue le Parti socialiste (PS) et Les Républicains (LR), les deux partis de gouvernement qui se croyaient durablement protégés par le scrutin majoritaire à deux tours.

La même année, des mouvements de la société civile constitue un front commun en République démocratique du Congo pour obtenir le départ du président Joseph Kabila, arrivé en fin mandat constitutionnel. La Lutte pour le Changement, FILIMBI,  ECCHA (Engagement Citoyen pour le CHAngement) et tant d’autres jurent alors, en association avec les partis politiques, que Joseph Kabila ne dépassera pas la date du 20 décembre 2016 au Palais de la Nation (le Palais présidentiel à Kinshasa: ndlr).

Aujourd’hui, en France, En marche! est devenu “La République en Marche”, après une victoire éclatante à la présidentielle et aux législatives, donnant à la France son premier président non issu de deux principaux groupements politiques: la droite et la gauche.

En RDC, Joseph Kabila est toujours au pouvoir, certes dans un décor totalement différent à celui de la France. Pendant que les partis politiques perdent de plus en plus la confiance du peuple, des organisations dites “citoyennes” naissent, se mobilisent et veulent à présent se prévaloir du droit, autant que les politiques, de s’occuper des affaires de l’Etat.

A Paris, la semaine dernière, plusieurs de ces organisations issues de la société civile ont signé un manifeste, appelant à une transition politique sans le président Kabila, et qui devrait être menée par “les mouvements citoyens”. Si cette proposition manque de cadre juridique, elle n’a pas manqué de faire réagir au pays, laissant sceptiques plusieurs observateurs.

POLITICO.CD vous plonge dans cet univers à travers trois “Grand Angle” à lire à partir de ce jeudi 24 août.

 

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