Voici les neuf personnes qui pouraient être sanctionnées par l’UE

Il s’agit d’un rapport de 9 pages, datant du 20 avril et rédigé visiblement par la représentation de l’Union Européenne en République démocratique du Congo. Il énumère, outre une longue explication concernant l’importance des nouvelles sanctions de l’UE au pays, une liste de neuf autorités congolaises à sanctionner.

Conformément aux conclusions du Conseil sur la RDC du 6 mars 2017, le présent rapport recommande d’énumérer les personnes figurant à l’annexe I de sorte qu’elles soient soumises à des interdictions de voyage et de visas et à la gelure des avoirs comme mesures les plus appropriées et proportionnées“, explique le rapport écrit en anglais.

A long terme, une solution efficace à la crise actuelle devra également faire face à la mauvaise utilisation des fonds publics et de la corruption, ce qui constitue l’une des causes profondes de la crise“, ajoute-t-il.

Parmi les personnes ciblées par ce document:

  1. Evariste Boshab: ancien vice-Premier ministre et ministre de l’Intérieur, déjà sanctionné par le Département du Trésor des Etats-Unis.
  2. Gédéon Kyungu: ancien chef de guerre, accusé d’avoir envoyé ses miliciens semer la désolation dans le Kasaï.
  3. Alexis Pande: gouverneur du Kasaï-Central, accusé avoir refusé la nomination du Chef coutumier Kamuina Nsapu, à la base du conflit dans la région.
  4. Jean-Claude Kazembe: ancien gouverneur du Haut-Katanga, pour avoir interdit toute manifestation dans la province et sa probable participation dans la condamnation dénoncée contre Moïse Katumbi
  5. Lambert Mende: ministre de la Communication et Médias, également Porte-parole du gouvernement, accusé d’avoir fermé des médias.
  6. Colonel Paul Mugisha: ancien commandant de l’opération Sakola I à Beni, déployé récemment à Kananga, accusé d’être impliqué dans la répression contre les miliciens Kamuina Nsapu.
  7. Général Akili Mundos, commandant du 31e Brigade FARDC, ayant opéré à Beni et à présent à la tête des opérations dans le Kasaï, accusé d’être impliqué dans la répression contre les miliciens Kamuina Nsapu.
  8. Eric Ruhorimbere, général de Brigade, accusé d’avoir dirigé la répression, les tortures, les assassinats de civiles dans la région de Tshimbulu.
  9. Emmanuel Ramazani: vice-Premier ministre et ministre de l’intérieur, accusé d’une probable implication dans les massacres au Kasaï, mais aussi à cause des écarts des forces de l’ordre notamment à l’encre des partisans de la secte Bundu dia Kongo.

Contacté par POLITICO.CD, une source proche de l’Union Européenne à Bruxelles n’a pas voulu authentifier ni démentir ce document: “les sanctions sont des dispositions très sensibles qui doivent être tenues secrètes pour éviter des fuites des capitaux au moment de leur entrée en vigueur“, renseigne notre source.

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