Bruno Tshibala: une investiture cauchemardesque 

16 mai, un jour avant le vingtième anniversaire de la fuite de Joseph-Désiré Mobutu du pouvoir au Zaïre, actuelle RDC, le décor est planté au palais du peuple de Kinshasa. Les élus de la Majorité présidentielle et ceux de l’opposition sont bien installés chacun sur son siège. Le public orne l’espace lui réservé au temple de la démocratie. Le bureau de la chambre basse affiche complet. Le président de l’Assemblée nationale, Aubin Minaku peut donner le go de la rencontre.

Les mots lui sont encore sur les lèvres. Aubin Minaku donne la quintessence de l’ordre du jour pour permettre aux élus nationaux de voter. En face de lui, l’audience s’agite. Les députés issus des partis politiques de la coalition de l’opposition, le Rassemblement, secouent sans cesse leurs mains. Ils veulent soulever une motion incidentielle.

Je vous accorderai la parole“, temporise Aubin Minaku. Parole accordée, le député national élu sur la liste de l’UDPS, Coco Mulongo hausse le ton et multiplie les gestes au perchoir pour demander l’annulation de l’investiture du gouvernement Bruno Tshibala inscrite à l’ordre du jour voté. ” La nomination de Bruno Tshibala a violé l’accord du 31 décembre 2016“, fait-il remarqué.

Deux députés vont soutenir la motion, deux autres la désapprouvent. Soumise au vote, la Majorité présidentielle fait parler sa majorité parlementaire et la motion incidentielle est rejetée. Un faux pas qu’il ne fallait pas pour les députés du Rassemblement qui sortent leurs sifflets, Vuvuzela, visiblement préparés en amont, pour plonger l’Assemblée nationale dans un brouhaha d’un quart d’heure. La séance est suspendue. La retransmission en direct à la Radio télévision nationale est coupée.

Nous allons continuer à faire du bruit de manière à ce que la plénière soit difficilement tenable“, lâche dans l’entre-temps à Politico.cd, le député national Grégoire Kiro.

Mission difficile à accomplir, les élus du Rassemblement quittent le palais du peuple après avoir exprimé leur désapprobation de l’investiture du gouvernement de Bruno Tshibala, qui aura bel et bien lieu.

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