La MP fustige la sortie de la CENCO
En avant-plan, le Chef de la Majorité Présidentielle, Aubin Minaku, et le Chef de la diplomatie congolaise actuelle, Léonard She Okitundu. PH. PASCAL MULEGWA. DR.

Vendredi à Kinshasa, la Conférence épiscopale nationale du Congo (CENCO) a clairement affirmé que la nomination du Premier ministre Bruno Tshibala, intervenue le 7 avril sur ordonnance présidentielle,  constituait une “entorse” à l’accord signé le 31 décembre entre le Pouvoir et l’Opposition.

La nomination qui a été faite est une entorse à l’accord de la Saint Sylvestre. Les évêques sont clairs là-dessus. Les évêques non rien à avoir contre la personne du Premier ministre [Bruno Tshibala], les évêques ne se sont pas prononcés sur ses capacités, mais les évêques notent que la façon dont elle [la nomination] a été faite est une entorse à l’accord“, dit le Secrétaire général de la CENCO, l’Abbé Donatien Nshole, dans un communiqué lu à la presse.

La désignation de Bruno Tshibala, qui fait partie d’une dissidence au sein du Rassemblement, est boudée par l’opposition dirigée par Félix Tshisekedi, qui affirme que ce dernier n’est pas du tout un opposant.

Du côté de la majorité au pouvoir, on a pas du tout aimé cette sortie des évêques catholiques. “La CENCO a déjà terminé sa mission de médiation“, avait  dans la foulée fait savoir Lambert Mende, ministre congolais des médias et cadre de la Majorité Présidentielle (MP).

Dans un communiqué, la famille politique du président Jospeh Kabila s’attaque à l’organisation catholique, l’accusant de concurrence envers l’Insitution du Président de la République.

La posture institutionnelle de la CENCO dans cette interprétation curieuse de la situation politique de notre pays apparaît comme une attitude de concurrence déloyale vis-à-vis de l’Institution [Président de la République]qui a agi avec la diligence nécessaire, conformément aux exigences de sa conscience républicaine et aux impératifs de son devoir constitutionnel de garant de la nation et du bon fonctionnement des institutions“, dit ce communiqué signé par l’Ambassadeur André-Alain Atundu Liongo, Porte-parole de la MP.

La coalition des partis au pouvoir qualifie par ailleurs la position de la CENCO à de l’acharnement vers le président Kabila, à qui elle renouvelle son soutient.

“Pour sa part, le Bureau Politique de la Majorité Présidentielle regrette énormément cette déclaration d’allure négationniste de la part de la CENCO d’autant plus que ces propos sont perçus par l’opinion nationale comme un acharnement inexplicable, éloigné de l’amour comme un des points cardinaux du christianisme, contre un homme de bonne volonté au Service de la paix“, ajoute ce communiqué.

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