Le Parti Orange s’active pour le meeting du 31 juillet : « Tout doit se passer dans le délai constitutionnel, pas dans le  délai consensuel »

Le Parti Orange (Ordre pour des actions nouvelles et garantes d’équité), membre de la Dynamique de l’opposition, se mobilise pour le meeting du 31 juillet 2016 qui sera tenu par Etienne Tshisekedi. Fiyou  Ndondoboni  Monkoso, son président, s’est entretenu avec POLITICO.CD

Comment le Parti Orange se prépare au meeting du 31 juillet ?

Nous sommes un parti membre de la Dynamique de l’opposition. Nous étions à Genval. Nous avons fixé les règles du jeu et nous allons les présenter à la population le 31 juillet. Cela coïncide avec le retour d’Etienne Tshisekedi, président du comité des sages du Rassemblement.  Nous nous préparons. Nous avons réunis nos cadres et leur avons donné un mot d’ordre, des stratégies. Le monde doit voir ce que notre peuple veut. Le peuple veut que sa constitution soit totalement respectée. Il veut que les élections se passent dans le délai constitutionnel. Le peuple a rejeté le dialogue proposé par le président Kabila. Le peuple a pris acte de la fin du mandat du président Kabila au 19 décembre 2016. C’est l’ensemble de ces messages que nous allons communiquer. Nous sommes à l’étape de la mobilisation. Toute notre base sera en orange. C’est une forte mobilisation que nous faisons. Et par la grâce de Dieu tout va bien se passer.

Parlez-nous de votre pari. Implanté seulement à Kinshasa ?

Le siège national est au N°10 de l’Avenue Sendwe. Nous avons d’autres sièges dans la ville de Kinshasa pour faciliter l’adhésion. Notre cible première est Kinshasa, mais nous avons des antennes à travers la république : Bas-Congo, Bandundu, Equateur, Tshopo, dans les Kasai. A l’étranger, en Belgique, France, USA, Canada, nous avons des représentations.

Actualité. Edem Kodjo est récusé par le Rassemblement. Comment cette position est perçue par votre parti ?

La grandeur d’un homme est liée au respect de la parole donnée, au respect des principes. Nous ne sommes dits avec Edem Kodjo certaines choses dont le fait que les discussions avec lui ne se feront que dans le cadre du panel d’experts. En France et en Belgique, pendant les discussions, un certain nombre des préalables ont été identifiés et on s’était mis d’accord notamment sur le Comité préparatoire, la période, le contenu, et d’autres préalables. Nous avons été surpris de voir un communiqué de la convocation du Dialogue pendant que les préalables ne sont pas respectés. Nous n’avons pas encore les garanties que nous avons sollicitée et Kodjo annonce la date du début des travaux et demande qu’on vienne prendre des macarons ? On se moque de qui ? Nous voulons que notre nation soit bâtie sur des repères responsables.

Pourtant certaines divergences ont été aplanies

La façon de faire Kodjo ne nous aspire pas confiance. Il est pris en charge ici par le pouvoir. Nous voulons que les choses se fassent conformément à nos engagements, notamment la mise en œuvre de la résolution 2277. Nous avons également dit que nous n’avons pas besoin du comité préparatoire. C’est la facilitation avec le comité de soutien qui va faire office du comité préparatoire. Nous avons posé des préalables. Nous sommes disposés à discuter suivant la résolution 2277 pour l’intérêt de la nation. Tout doit se passer dans le délai constitutionnel, pas dans le  délai consensuel, comme d’autres le disent.

Et si le facilitateur est remplacé.

L’objectif pour nous ce que le peuple soit bénéficiaire de tout ce que nous faisons.

Vous pensez à l’article 64 ?

C’est constitutionnel. C’est la totalité de la constitution qui doit être respectée.

Que faut-il faire maintenant pour sortir de l’impasse ?

C’est l’incompétence du leadership actuel qui créée cette situation. En réalité, le pays n’est pas en crise. C’est une crise artificielle pour maintenir certaines personnes au pouvoir. On ne devrait pas parler de tout ça aujourd’hui si tout été fait convenablement. C’est pour cela que nous exigeons le respect de la résolution 2277. L’unique calendrier qui est constitutionnel, c’est l’article 73 qui nous le dit. On peut aller au scrutin présidentiel avec le fichier électoral actuel. Un petit nettoyage du fichier peut suffire.

Et le 31 juillet…

Nous avons six districts avec chacun un objectif de mille personnes. Les militants du parti orange se préparent et nous nous mobilisons. Nous avons une dernière réunion le vendredi. Nous ne mobilisons pour la réussite de ce meeting. Que chaque congolais reste attaché à cette identité de la grandeur et rassurons-nous du réveil d’une génération qui est implémenté par le parti orange et qui va nous faire atterrir vers notre destiné. Ensemble, nous pouvons. Ensemble, nous devons.

Vous pouvez suivre l’intégralité de l’interview ici en audio:

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