Montée en puissance des FARDC : « il faut à la RDC une armée de la vision d’un Congo fort et prospère, locomotive de l’Afrique » (Sylvain Ekenge)

« Il faut à la RDC une armée à la dimension de ses ambitions et de la vision d’un Congo fort et prospère, locomotive de l’Afrique », telle est la déclaration du porte-parole des Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC), le lieutenant-général Sylvain Ekenge.

« Aucun pays au monde ne peut prétendre au développement et au bien-être de sa population sans une armée forte », a balancé le lieutenant-général Sylvain Ekenge.

Interrogé notamment sur l’effectif de plus 40.000 nouveaux jeunes enrôlés en formation, le porte-parole de l’armée congolaise a fait savoir que le nombre importe peu. L’armée vise plutôt sur la qualité de formation de ces jeunes.

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« Le déclic a été donné par le Commandant suprême [le Président Félix Tshisekedi], l’Armée maintiendra le cap. La montée en puissance des FARDC passe obligatoirement par la formation de qualité, l’équipement adéquat et l’entraînement des troupes, leur permettant d’affûter les armes pour faire face à toutes les menaces internes et externes », a allégué cet officier militaire.

D’après lui, tout est mis en place pour la montée en puissance des FARDC. « Le problème n’est pas seulement les effectifs », fait-il savoir avant d’ajouter que « les grands enjeux sont autour de la formation de qualité, des équipements adaptés à notre environnement opérationnel et des nouvelles technologies, de l’entraînement renforcé des unités, d’une logistique soumise à toutes les épreuves ».

La détermination de miser sur la qualité que la quantité étant, a encore dit le lieutenant-général Sylvain, plusieurs jeunes ont été refoulés et même reconduits dans leurs milieux d’origine, le quota ayant été atteint.

Qui plus est, même les membres des groupes armés qui ont adhéré au Programme de désarmement, démobilisation, relèvement communautaire et stabilisation (PDDRC-S) ne semblent pas alterner cette vision de l’armée.

« Les conditions exigées pour être recruté éliminent les membres des groupes armés et les rendent inéligibles et non partants. Ils n’intéressent pas les FARDC. Ces dernières ont besoin de jeunes gens aptes, célibataires sans enfants, âgés de 18 à 25 ans, non en conflit avec la loi et d’une moralité irréprochable », a-t-il tranché.

Odon Bakumba

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